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  <title>blog.e-ngo.org</title>
  <link>http://blog.e-ngo.org/</link>
  <description>le blog e-ngo, archive virtuelle de l'association Ellipse</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 17:08:32 +0200</pubDate>
  <copyright>Ellipse</copyright>
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    <title>Rendre les objets invisibles: un vieux rêve désormais envisageable</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2008/08/12/Rendre-les-objets-invisibles%3A-un-vieux-reve-desormais-envisageable</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 19:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>INVISIBLE</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Des scientifiques de l'Université Berkeley en Californie ont réussi à créer
de nouveaux matériaux capables de «disparaître» en courbant les rayons
lumineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reblog de &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/instantanes/histoiredujour/344666.FR.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Libération du 12 août 2008&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vieux rêve de l’invisibilité se rapproche de la réalité avec la
réalisation, pour la première fois, de matériaux en trois dimensions capables
de courber la lumière visible, permettant de faire «disparaître» des objets,
rapportent les revues scientifiques Nature et Science. Les chercheurs, qui ont
mené leurs expériences sur des nano objets (1 nm = 1 millionième de
millimètre), estiment que rien n’empêche d’appliquer le même principe pour
rendre invisibles une personne, un char d’assaut, ou même un pétrolier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des scientifiques avaient déjà réussi à dissimuler un cylindre de cuivre
d’une dizaine de centimètres «illuminé» par un faisceau de micro-ondes, aux
fréquences radar, invisibles pour l’homme. Et, pour faire simple,
l’expérimentation était limitée à deux dimensions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’équipe du Pr Xiang Zhang, à l’Université de Californie à Berkeley et au
Laboratoire national Lawrence Berkeley, a quant à elle réussi deux premières:
travailler en lumière visible et sur trois dimensions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux matériaux - ou «métamatériaux» - mis au point sont capables de
produire ce qui est appelé un «indice de réfraction négatif», indispensable
pour rendre les objets invisibles. Avec cet indice négatif, la lumière est
déviée dans une direction contraire à la normale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les métamatériaux doivent courber la lumière autour de l’objet, de façon à
le contourner et à se reformer derrière à l’identique, comme le fil de l’eau
d’un torrent se reforme après avoir rencontré un rocher. L’observateur ne voit
plus de perturbation de la lumière et l’objet disparait alors à ses yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une des applications les plus immédiates de ces métamatériaux pourrait
être la construction de lentilles spéciales permettant de voir jusqu’à des
virus ou des molécules d’ADN, celle qui fait le plus rêver a rapport aux
fantasmes d’invisibilité des auteurs H.G. Wells dans «L’homme invisible» ou
J.K. Rowling dans les aventures de Harry Potter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militaires américains, qui participent au financement de ces recherches,
sont également particulièrement intéressés par ces matériaux pour mettre au
point une nouvelle génération d’armes furtives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chercheurs soulignent toutefois que le manteau de Harry Potter le
rendant invisible n’est pas pour demain : les nouveaux matériaux fabriqués
sont en effet en métal et très fragiles, et les produire industriellement
serait un défi difficilement réalisable à l’heure actuelle.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Les révoltés des ondes</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2008/05/05/Les-revoltes-des-ondes</link>
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    <pubDate>Mon, 05 May 2008 16:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>ELECTROSMOG</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Reblog du &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/05/02/les-revoltes-des-ondes_1040017_1004868.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Monde 2 du 02.05.08&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Suède, ils sont reconnus comme électrosensibles : Sylvia, Lars, Per
ou Eva sont malades et se protègent. La cause des démangeaisons, des migraines
ou des vertiges dont ils souffrent ? Eux accusent les ondes
électromagnétiques, les scientifiques sont divisés. C'est le côté obscur des
nouvelles technologies. Rencontres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de prendre le volant de sa Skoda rouge qui file sur les rocades de la
banlieue de Stockholm, Ann a passé son casque antiradiations. Une sorte de
moustiquaire, dont le grillage en argent la protège des micro-ondes répandues
dans l'univers : portables, antennes relais, Wi-Fi… &amp;quot;Il y a d'abord cette
chaleur qui me brûle le visage, et puis viennent les problèmes de
concentration, je perds le fil et je perds mes mots, ma pensée devient confuse…
Ce n'est pas quelque chose qu'on voudrait voir arriver pendant que je conduis…&amp;quot;
Euh… non, on ne voudrait pas. Ann Rosenqvist Atterbom est &amp;quot;électrosensible&amp;quot;.
Cette grande femme au visage doux et aux épaules larges, dont les cheveux
blonds se sont couverts du gris des années, présente les mêmes symptômes que
les enfants des écoles françaises dont on a équipé les toits d'antennes relais.
Elle se plaint des mêmes maux que les bibliothécaires de la Ville de Paris
après l'installation de bornes Wi-Fi dans leurs locaux au mois d'août
2007 : migraines, érythèmes, nausées, troubles de la concentration,
vertiges, palpitations, fourmillements… Partout dans le monde s'élèvent des
voix, qui par milliers disent ainsi souffrir du support invisible des nouvelles
technologies : les ondes électromagnétiques. La différence, en Suède,
c'est qu'on ne dit plus que ces gens sont fous. On a admis depuis longtemps que
leur mal était pour eux un handicap et qu'il devait être traité comme tel. En
attendant de comprendre pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voiture s'est arrêtée devant un champ où s'éparpillent quelques petits
chalets de bois, modestes résidences d'été. Sylvia Lindholm nous attend. Du
bouleau brûle dans le poêle et des bougies éclairent la table. Un lit à
baldaquin ajoute encore à l'exotisme des lieux, mais pour être blancs et
romantiques, ses voiles n'en sont pas moins en fibre spéciale, métallisée, pour
bloquer les champs électromagnétiques. Sylvia, 62ans, a passé l'hiver ici en
attendant que son appartement soit &amp;quot;lectro-assaini&amp;quot; : peintures
protectrices, rideaux-boucliers, films écrans sur les carreaux des fenêtres… La
ville de Stockholm lui a accordé 18 000 euros pour ses travaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle du collège où elle continue de travailler, les néons ont été
retirés; les élèves, priés de déposer leurs portables au placard. Et tout le
monde a été très &amp;quot;compréhensif&amp;quot;, dit-elle, du médecin du travail qui l'a
diagnostiquée &amp;quot;électrosensible&amp;quot; jusqu'au principal du collège, qui lui a
facilité la vie… Pour aménager son appartement, Sylvia a fait appel à Lars
Rostlund. Autrefois, Lars était un homme comme il faut : ingénieur en
électronique, fils d'un cadre dirigeant d'une grande entreprise, il votait
tranquillement à droite et avait sa petite société de conseil et d'assistance
informatique aux entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1994, alors qu'on vient de lui faire un massage électronique, le voilà
qui se sent mal. Le soleil lui brûle les yeux; au bureau, les écrans
clignotent; et quand il rentre chez lui, son nez lui signale des odeurs qu'il
ne percevait pas auparavant. &amp;quot;C'était comme d'avoir des superpouvoirs,
d'évoluer dans un monde parallèle, un sentiment irréel et effrayant, raconte ce
géant jovial. Très vite, j'ai compris le lien avec les ondes
électromagnétiques. Après tout c'était ma partie.&amp;quot; Pendant un an, il arrête de
travailler, manque de divorcer (&amp;quot;La cuisine était farcie d'ondes. Je ne pouvais
plus faire la vaisselle. Ma femme ne voulait pas me croire…&amp;quot;), isole son
appartement, fait de la gymnastique, essaye des vitamines à hautes doses, voit
un psychiatre (&amp;quot;Je n'ai pas perdu mon temps, j'ai appris des choses sur moi,
mais cela n'a aidé en rien pour ce que j'avais.&amp;quot;) et retrouve suffisamment de
forces pour reprendre son travail à mi-temps. Quatre ans plus tard, en visite
dans une entreprise, il ne perçoit aucune mauvaise onde et s'en étonne. Il sort
son appareil de mesure. Son corps vient de lui mentir! Les taux de radiation
sont élevés mais il ne sent rien. Il est guéri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, Lars se protège au maximum, vote Verts, et a spécialisé sa société
dans la chasse aux champs électromagnétiques : 300 000 euros de chiffre
d'affaires par an. Sa femme tient la comptabilité, mais continue de regarder
d'un œil méfiant cette clientèle, de plus en plus nombreuse, composée de gens
bizarres qui demandent du câble torsadé, des ampoules sans ondes, des appareils
de détection, ou des kits mains libres pour téléphones portables dont les
câbles sont des tubes en plastique dans lesquels le son, comme dans les
stéthoscopes, est véhiculé par l'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;ON NE MENT PAS&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous les croyez dingues? La réalité est plus effrayante encore : ils
sont sensés. Pas de soucoupe volante cachée dans le tiroir, pas de névrose
paranoïaque, d'évocation mystique. Non, voilà des gens qui cherchent une
explication scientifique à leur douleur et une solution politique à leur
situation. Leur association, la FEB, compte 2 500 adhérents et fait partie de
la Fédération nationale des handicapés. S'appuyant sur une enquête des années
1990, ils se revendiquent près de 300 000. Mais l'Etat se garde de donner des
chiffres, conscient que cela pourrait nuire à l'équilibre de sa balance
commerciale : la plus grande entreprise du pays s'appelle Sony Ericsson,
l'un des cinq géants mondiaux du téléphone portable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rigmor Granlund Lind a 71 ans, et son regard vif brille des mille combats
d'une vie. Longtemps militante communiste, responsable syndicale, professeure,
elle habite au sud de Stockholm, un petit pavillon de la banlieue mondiale
ordinaire. Sur les rayons de la bibliothèque : les envolées
anticapitalistes de Noam Chomsky, les poèmes pédagogiques de Makarenko, en
russe, annotés à la main, Balzac en français, et toute la littérature sur
l'électrosensibilité. &amp;quot;J'ai commencé par faire de l'apnée du sommeil,
j'arrêtais de respirer la nuit, et puis cela a commencé à m'arriver de jour,
quand je me servais de l'ordinateur.&amp;quot; Alors, elle et son mari ont coupé
l'électricité. Pendant deux ans. &amp;quot;Si la plupart du temps nos conjoints nous
soutiennent c'est qu'ils voient bien qu'on ne ment pas. Si John allumait une
lampe dans la cave, il m'entendait crier : Est-ce que tu as remis le
fusible numéro 6? Elle rit à ce souvenir. &amp;quot;Quand on a enfin pu rallumer la
lumière, ce fut le paradis. On a compris ce qu'avaient dû ressentir les gens le
jour où on a découvert l'électricité…&amp;quot; Aujourd'hui la petite dame aux longs
cheveux blancs s'est de nouveau installée devant l'écran de son ordinateur,
qu'elle scrute à travers une sorte d'aquarium haut et plat rempli d'eau salée.
Et se rend même parfois à Stockholm cachée, comme Harry Potter, sous sa cape
d'invisibilité : un élégant poncho noir avec une capuche qu'elle s'est
fabriqué elle-même. Dans la doublure, une feuille de ce tissu métallisé qui
arrête les ondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;STRESSOSENSIBLES&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa bibliothèque, Rigmor attrape un livre. Titre :
L'Hypersensibilité dans un environnement de travail. Sous-titre : Comment
une entreprise prend en main une question environnementale émergente.
Editeur : Ellemtel, une ex-filiale d'Ericsson. Un livre d'un autre temps.
1993. Cette année-là, quarante-neuf ingénieurs de haut niveau travaillant dans
les laboratoires du géant suédois tombent malades. Electrosensibles.
L'entreprise dépense beaucoup d'argent et d'intelligence pour assainir leur
environnement et leur permettre de revenir au travail. Ce livre, aujourd'hui
introuvable, glorifiait cette démarche. Mais les temps ont changé. Per
Segerbäck, qui dirigeait l'une des équipes et figurait parmi les plus atteints,
a été remercié : il ne sortait plus de chez lui sans une combinaison qui
le faisait ressembler à un astronaute et était devenu une figure médiatique
encombrante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force des électrosensibles suédois, c'est qu'ils étaient là avant
l'avènement du téléphone portable et de la Wi-Fi. A une époque où revendiquer
cette maladie n'était pas une menace pour l'industrie. Depuis les autorités ont
compris leur erreur. &amp;quot;Ces gens sont malades, il n'y a pas de doute là-dessus…
Mais il n'y a aucune preuve scientifique que ces symptômes soient causés par
les champs électromagnétiques.&amp;quot; Petit, un air triste et désolé, &amp;quot;l'ange du
diable&amp;quot; – comme quelqu'un l'a un jour baptisé sur Internet – glisse en
Birkenstock sur les dalles en plastique du SSI, l'organisme d'Etat chargé de la
protection contre les radiations. Lars Mjönes fait un sale métier : il est
l'apôtre du tout-va-bien qu'on envoie dans les réunions publiques affronter les
militants des Vagbrytaren, les &amp;quot;briseurs de vagues&amp;quot; qui s'opposent à la
construction d'antennes relais. &amp;quot;Quand de nouvelles techniques apparaissent,
dit-il, les gens ont peur. Il y a d'abord eu la peur des ordinateurs, puis des
portables, de la technologie 3G, de la Wi-Fi… Ces gens perdent le sommeil. Leur
système nerveux s'affaiblit. Ils deviennent stressosensibles. &amp;quot; Un déni
officiel ponctué en permanence par un &amp;quot; …mais quelles que soient les causes,
nous devons aider ces gens. Il est important qu'ils soient pris en charge au
niveau social et médical…&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que la Suède est le pays qui a inventé l'&amp;quot;ombuds- man&amp;quot;, le médiateur,
ce représentant des citoyens devant l'administration. Ici tout part de
l'individu, de son droit inaliénable au bonheur et à la santé. Alors pour
lutter, Lars Mjönes se fait roseau : laisser dire et continuer à faire. Et
si ces gens avaient raison? &amp;quot;Ah oui… c'est sûr… il faudrait changer beaucoup de
choses…&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PSYCHOSE COLLECTIVE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;L'explication la plus répandue est qu'il s'agit d'une psychose collective
orchestrée par les médias et Internet. Pourtant les rats ne lisent pas Le Monde
et néanmoins ils réagissent&amp;quot;, ironise le professeur Olle Johansson en
parcourant le laboratoire de neurologie expérimentale du Karolinska Institute,
à Stockholm, où il officie depuis plus de trente ans. En 1989, Olle Johansson a
36 ans. A cette époque, alors que les PC se multiplient, on signale de
nouvelles pathologies. Les téléphonistes qui ont troqué leur standard contre un
écran sont parmi les premières à se plaindre de chaleur et d'érythème au
visage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faute aux ondes électromagnétiques ? Pour étudier la question, la
Suède lance le projet Göteborg qui réunit psychiatres, chimistes,
immunologistes, médecins… Sur la table, Olle Johansson a posé trois photos de
morceaux de peaux vus au microscope. &amp;quot;Sur la photo A, on a l'image d'une peau
normale; sur la photo B, l'individu est atteint de rosacée, une maladie
fréquente qui présente des signes cliniques semblables aux symptômes en
question; enfin la photo C montre la peau d'une des personnes concernées… Nous
avons soumis ces trois prélèvements à différents marqueurs : le PGP 9,5,
une protéine neuronale, le PNMT, un enzyme, et enfin la protéine S-100. Que
découvre-t-on?, interroge-t-il en sortant de nouvelles photos. Premièrement,
que les trois images diffèrent. Il s'agit donc d'une maladie spécifique.
Ensuite, que chez les personnes atteintes, les cellules dendritiques ont une
forme beaucoup plus ronde et semblent avoir tendance à fuir l'épiderme comme si
autrement elles allaient se diviser. Or la division cellulaire, la mitose, est
le tout premier pas vers un cancer… Bien sûr, ce n'était que des spéculations,
mais quand nous avons découvert cela, nous étions sous le choc. Nous n'étions
pas préparés…&amp;quot; Olle Johansson donne un nom à cette maladie : la dermatite
de l'écran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, à la réunion bilan, il annonce sa découverte, les scientifiques se
regardent, disent qu'il faut voir, se revoir. Mais le temps passe et ladite
réunion ne vient pas. Olle Johansson finit par téléphoner, pour s'entendre
répondre : &amp;quot;La réunion a bien eu lieu. Mais vous ne faites plus partie du
projet.&amp;quot; Ainsi découvre-t-on un jour qu'on a franchi la ligne jaune. Qu'on est
passé du côté des pestiférés. Derrière son sourire malin, l'œil s'embue.
Pourtant l'homme aime se battre. Les planches de photos, les rapports, les
preuves dégueulent littéralement de ses dossiers. Rien n'y fait. Aujourd'hui
Olle Johansson n'a plus de budget pour ses recherches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VILLAGES &amp;quot;LIBRES D'ONDES&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile de s'y retrouver dans ce brouillard scientifique. D'un étage du
Karolinska à l'autre, les discours s'inversent. D'un côté, ceux – et ils sont
de plus en plus nombreux, en Suède, en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis
– qui voient des anomalies partout : impact sur la peau, sur le sperme,
sur la production de sérotonine, un neuromodulateur du système nerveux, sur les
barrières immunitaires, sur la disparition des insectes… De l'autre, ceux qui
expliquent qu'ils ont beau chercher, ils ne voient rien du tout, que &amp;quot;rien ne
permet de conclure&amp;quot;, qu'il s'agit d'une grande peur millénariste comme on en a
vu tant éclore. Olle Johansson se désole : &amp;quot;Quand bien même il n'y aurait
qu'une seule étude alarmante face à des centaines qui ne montrent rien, ce
serait celle-là qui devrait nous intéresser. Ce ne sont pas les milliers de
décollages réussis du Concorde qui retiennent l'attention des experts de la
sécurité mais les trente accidents.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile de ne pas remarquer en tout cas que la majeure partie des crédits
alloués aux équipes de recherche va à ceux qui pensent que les ondes sont
inoffensives. Et que ce sont les mêmes noms que l'on retrouve un peu partout
dans les collèges d'experts… Est-ce parce qu'ils sont dans la vérité? Ou parce
que leurs conclusions sont bonnes pour l'économie? &amp;quot;L'industrie finance 50 %
des recherches, mais cela se fait via des structures internationales qui
décident à qui cet argent va être attribué. Qu'on ne vienne pas nous accuser de
diriger la recherche!&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses locaux design et confortables, une tasse de café noir à la main,
Mats Holme sourit. L'homme lige de toute l'industrie des télécommunications en
Suède – Sony Ericsson, Nokia, Motorola, Samsung… – est innocent. De tout. Il
n'est pour rien dans le fait que les projets de création de villages &amp;quot;libres
d'ondes&amp;quot; réclamés par les électrosensibles capotent les uns après les autres.
Comme à Degerfors, à l'ouest de Stockholm : &amp;quot;Je n'ai fait qu'envoyer un
dossier d'information à l'organisme d'Etat chargé de l'aide aux réhabilitations
d'immeubles. Après, ce qu'a fait la mairie, ce n'est pas de mon ressort…&amp;quot; Il
n'y est pour rien si les taux de radiations autorisés sont jugés trop élevés
par les électrosensibles : &amp;quot;Ces taux sont décidés par un collège d'experts
internationaux.&amp;quot; Qu'on le comprenne bien, ce qu'il veut, ce que l'industrie
veut, c'est aider ces gens. En ne les croyant pas. &amp;quot;C'est un service qu'on leur
rend; sinon ils vont se morfondre sans chercher les vraies raisons de leur mal.
D'ailleurs, moi aussi je souffre, dans ma maison de l'archipel &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2008/05/05/un%20ensemble%20d'%C3%AEles%20prot%C3%A9g%C3%A9es%20%C3%A0%20quelques%20encablures%20de%20Stockholm%20o%C3%B9%20les%20riches%20ont%20leurs%20vill%C3%A9giatures&quot; title=&quot;un ensemble d'îles protégées à quelques encablures de Stockholm où les riches ont leurs villégiatures&quot;&gt;
un ensemble d'îles protégées à ...&lt;/a&gt;, j'ai du mal à capter.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;EXCLUS DE LA SOCIETE&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps-là, dans la forêt, Eva attend un secours qui ne vient pas.
La campagne est doucement vallonnée. A perte de vue, le blanc des bouleaux et
le vert des épicéas, le jaune paille de l'herbe macérée par la neige et le
marron gras des terres fraîchement labourées, le rouge bordeaux des maisons de
bois et le bleu profond des lacs. Dans cette immensité, de loin en loin, une
antenne s'élève vers le ciel. Pour arriver chez Göran Svardstrom et Eva, il
faut prendre, à travers la forêt, une petite départementale, puis une route non
goudronnée et enfin descendre jusqu'au lac sur un chemin. Là, tout est calme et
ordonné. Comme en suspension dans le temps et l'espace. Quelques maisons
blotties sous les arbres. Un pré qui glisse vers la surface des eaux gelées.
Merveilleux… &amp;quot;Une merveilleuse prison&amp;quot;, soupire Eva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers symptômes sont apparus il y a quatorze ans, mais c'est
seulement il y a huit ans, quand elle n'a plus supporté de vivre dans la petite
ville où elle enseignait les sciences naturelles, qu'Eva et son mari sont venus
habiter ici. &amp;quot;J'avais eu ma première crise : quelqu'un a utilisé un
portable, mon cœur s'est mis à battre, et j'ai senti que j'allais m'évanouir.&amp;quot;
Le chalet est austère, sans eau ni électricité. Mais elle s'y sent mieux. Lui,
qui est spécialiste en chauffage, a installé ses bureaux un peu plus haut près
de la route. Avec l'isolement, la santé s'est améliorée. Pourtant, elle, la
fille de paysan de l'extrême nord, habituée à la rudesse des jours trop courts,
dépérit. &amp;quot;Quand on est en prison, on sait qu'on va sortir un jour; moi, non! Je
ne peux pas vivre dans une cage. Ce n'est pas une vie, c'est une survie. Nous
avons été exclus de la société.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aller chercher de l'eau, il faut passer le petit sauna installé dans un
chalet en contrebas, marcher une dizaine de mètres sur la glace et soulever un
couvercle au-dessus du trou qui plonge sous la surface gelée du lac. En
janvier, Eva s'est cassé le bras. Elle a dû aller à l'hôpital. Médecins et
infirmières ont tout fait pour la mettre à l'aise. Mais quatre jours plus tard,
elle a été prise d'une crise terrible : le cœur, des fourmillements, et
l'impression que ses membres ne répondaient plus. Cheveux, pupilles,
vêtements : Eva et Göran sont comme délavés. Il y a des larmes dans leurs
yeux. &amp;quot;Oui, je crois que je peux mourir&amp;quot;, dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lèvre supérieure de Göran, elle, est agitée d'un tremblement de colère,
d'impuissance et d'amour. En face de chez eux, à moins de deux kilomètres, sur
la colline de l'autre côté du lac, une nouvelle antenne a surgi il y a trois
ans. Ni la pétition, ni le blocage des bulldozers par les riverains inquiets
n'y ont fait. Année après année, le progrès continue de repousser chaque fois
un peu plus loin dans les forêts quelque 500 &amp;quot;réfugiés environnementaux&amp;quot; exilés
dans leur propre pays. &amp;quot;Il est tellement évident que quelque chose ne va pas.
Et que les autorités ne nous prennent pas au sérieux… Les gens m'appellent, me
disent : Aidez-moi! Je crois que je vais me tuer! Qu'est-ce que je peux
leur répondre? Qu'est-ce que je peux leur répondre?&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La voix de Göran s'essouffle : &amp;quot;Nous avons besoin de repos… S'il vous
plaît, rendez-nous nos vies.&amp;quot; La neige a recommencé de tomber, noire et humide.
Ces gens-là se trompent peut-être. Mais ils ne trichent pas. &amp;quot;Je les compare
souvent aux canaris qu'on gardait dans les mines, soupire le professeur Olle
Johansson. Quand les oiseaux mouraient c'était signe qu'il n'y avait plus
d'oxygène et qu'il fallait se dépêcher de fuir.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Carpentier&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L'administration Bush accusée d'une vaste manipulation médiatique</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2008/04/20/Ladministration-Bush-accusee-dune-vaste-manipulation-mediatique</link>
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    <pubDate>Sun, 20 Apr 2008 22:53:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>PSYOPS</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Reblog de &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/monde/322220.FR.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Libération du 20 avril 08&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le «New York Times», la Maison Blanche aurait organisé une entreprise
de manipulation des analystes militaires travaillant à la télévision pour
obtenir une couverture favorable de la guerre en Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration du président américain George W. Bush a organisé une vaste
entreprise de manipulation des analystes militaires travaillant à la télévision
pour obtenir une couverture favorable de la guerre en Irak, affirme le New York
Times dimanche. Dans cette entreprise, l'administration aurait exploité d'une
part la loyauté idéologique et militaire de ces analystes, qui sont souvent des
gradés de l'armée à la retraite, affirme le quotidien dans une longue enquête.
Elle aurait d'autre part utilisé un puissant levier financier, à savoir les
liens que ces analystes entretiennent avec les entreprises militaires
impliquées dans les politiques militaires même qu'ils sont chargés d'évaluer à
la télévision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces commentateurs, qui apparaissent régulièrement sur les grandes chaînes
américaines pour analyser les guerre en Irak et en Afghanistan, représentent
aussi quelque 150 entreprises militaires, que ce soit en tant que lobbyistes,
consultants ou membres du conseil d'administration, ce que les téléspectateurs
ignorent totalement. Ces entreprises comprennent des poids-lourds du secteur,
mais aussi une myriade de sous-traitants, qui cherchent tous à obtenir une part
des centaines de milliards de dollars de contrats générés par la guerre contre
le terrorisme, ajoute le quotidien. Dans cette course aux contrats, l'accès à
l'information et aux décideurs gouvernementaux est hautement prisé, souligne le
New York Times. Et l'administration Bush aurait utilisé cette situation pour
transformer les analystes en instruments capables de façonner de l'intérieur la
couverture du terrorisme par les grands réseaux de télévision et de radio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les analystes ont ainsi été invités à des centaines de briefings privés avec
des dirigeants militaires, ont été emmenés en Irak, ont eu accès à des
renseignements confidentiels et ont eu des briefings avec de hauts responsables
de la Maison Blanche, du département d'Etat et du département de la Justice,
selon le New York Times. En retour, ils se sont faits la caisse de résonance
des points de vue de l'administration, même lorsqu'ils soupçonnaient parfois
que l'information était fausse ou exagérée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le New York Times est arrivé à cette conclusion après avoir examiné quelque
8.000 pages de messages électroniques, de transcriptions et d'enregistrements
décrivant plusieurs années de briefings et de voyages en Irak ou à Guantanamo
obtenus par le quotidien après avoir remporté un procès contre le Pentagone,
dont les responsables n'avaient pu être joints dimanche. Ces dossiers révèlent
une relation symbiotique où la ligne de partage habituelle entre gouvernement
et journaliste est brouillée, souligne le quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des documents internes du Pentagone parlent régulièrement des analystes
militaires comme des &amp;quot;multiplicateurs de force du message&amp;quot; ou de &amp;quot;substituts&amp;quot;
sur qui compter pour transmettre &amp;quot;les thèmes et le message&amp;quot; du gouvernement à
des millions d'Américains &amp;quot;sous la forme de leurs propres opinions&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si les analystes sont des consultants payés par les télévisions, qui
gagnent entre 500 et 1.000 dollars par apparition à l'écran, certains ont donné
au Pentagone des &amp;quot;trucs&amp;quot; pour contourner les télévisions et d'autres l'ont tenu
alerté des reportages en préparation, selon le quotidien. &amp;quot;Bon travail&amp;quot;, aurait
affirmé Thomas McInerney, général à la retraite de l'armée de l'air et analyste
pour Fox news, dans une note écrite au Pentagone après un briefing fin
2006.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Bruxelles refuse d'interdire le Mosquito, &quot;arme sonore de dissuasion anti-ado&quot;</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2008/04/03/Bruxelles-refuse-dinterdire-le-Mosquito-arme-sonore-de-dissuasion-anti-ado</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:592dfa1ffe5d4d24e6bb22f6bce0c591</guid>
    <pubDate>Thu, 03 Apr 2008 16:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>DIRECT ENERGY</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Reblog du &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/02/bruxelles-refuse-d-interdire-le-mosquito-arme-sonore-de-dissuasion-anti-ado_1030314_3224.html?xtor=RSS-3208&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Monde du 2 avril 2008&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission européenne a refusé, mercredi 2 avril, d'interdire le
Mosquito, un petit boîtier muni d'un haut-parleur émettant des ultra-sons
audibles uniquement par les adolescents, estimant qu'il incombait à chaque Etat
membre de prendre une telle décision. Bruxelles a refusé de répondre aux
demandes du ministre de la jeunesse belge, Marc Tarabella, qui voulait que
l'objet soit intégré au système Rapex, qui permet d'informer rapidement les
autres membres de l'Union européenne sur un produit jugé dangereux par un
pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mosquito, également connu sous le nom plus vendeur de Beethoven, a été
inventé par un ingénieur gallois, Howard Stapleton. Il s'agit, selon lui, de la
première &amp;quot;arme sonore de dissuasion anti-ado&amp;quot;. Elle émet un son puissant et
désagréable dans une fréquence oscillant entre 17 000 et 18 000 hertz, donc
inaudible pour l'oreille moins fine d'un adulte, et avec une puissance
n'excédant pas 95 décibels. Interrogé par l'AFP, Howard Stapleton dément avoir
voulu créer &amp;quot;des zones sans enfants&amp;quot; et affirme que son invention doit
bénéficier d'une législation pour être utilisée. Il propose notamment que les
usagers signent un contrat dans lequel ils acceptent de ne se servir de
l'appareil que contre des comportements antisociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Très prisée en Grande-Bretagne, &amp;quot;l'arme sonore&amp;quot; a été testée dans d'autres
pays européens, notamment au Pays-Bas et en Suisse. Dans la commune
d'Aywaille-Remouchamps, une agence bancaire a dû renoncer, au début du mois de
mars, à l'utiliser face aux plaintes de parents, selon le quotidien Le Soir.
Depuis, aucun autre appareil n'a été installé en Belgique, selon l'association
de consommateurs belge Test achats, qui affirme que les utilisateurs du
Mosquito pourraient être &amp;quot;poursuivi légalement&amp;quot; pour &amp;quot;atteinte à l'intégrité
physique&amp;quot;, car les ondes donnent des maux de tête qui peuvent parfois être
violents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OPPOSITION DEMANDE L'INTERDICTION EN FRANCE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, l'objet est vendu depuis 2006 par la société IBP France pour un
montant de 905 euros l'unité. Selon Le Parisien, sa distribution était
&amp;quot;confidentielle&amp;quot; jusqu'à ces derniers mois. Depuis, les ventes ont explosé. Des
particuliers, des municipalités et des bailleurs sociaux auraient notamment
acquis l'objet, selon le président de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le débat autour de son utilisation a provoqué un tollé au sein de la classe
politique française. Le Parti socialiste a dénoncé &amp;quot;un type de dispositif qui
tend à criminaliser la jeunesse, en assimilant tous les jeunes à des voyous ou
des délinquants&amp;quot;, demandant au gouvernement &amp;quot;d'interdire la commercialisation&amp;quot;
de ce &amp;quot;répulsif&amp;quot;. Le Parti communiste rejoint cette position, déclarant que &amp;quot;de
telles armes de dissuasion urbaine doivent être interdites dans les plus brefs
délais&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom de l'Etat, la ministre du logement, Christine Boutin, et la
secrétaire d'Etat à la ville, Fadela Amara, ont regretté que l'on soit arrivé
&amp;quot;à un tel degré de stigmatisation et d'exclusion des jeunes&amp;quot; et ont insisté sur
le fait que leur &amp;quot;priorité est d'assurer un cadre de vie décent et de qualité à
tous (...) au lieu de prendre des mesures douteuses, sans concertation avec la
population et dont l'efficacité reste à démontrer&amp;quot;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Wireless Power Transfer via Strongly Coupled Magnetic Resonances</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/12/27/Wireless-Power-Transfer-via-Strongly-Coupled-Magnetic-Resonances</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:08146f6a45734b0155d5a7d09f43d32c</guid>
    <pubDate>Thu, 27 Dec 2007 11:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>FREE ENERGY</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Reblog from &lt;a href=&quot;http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/317/5834/83&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Science Mag&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Using self-resonant coils in a strongly coupled regime, we experimentally
demonstrated efficient nonradiative power transfer over distances up to 8 times
the radius of the coils. We were able to transfer 60 watts with ~40% efficiency
over distances in excess of 2 meters. We present a quantitative model
describing the power transfer, which matches the experimental results to within
5%. We discuss the practical applicability of this system and suggest
directions for further study.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;André Kurs, Aristeidis Karalis, Robert Moffatt, J. D. Joannopoulos, Peter
Fisher, Marin Soljacic&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To whom correspondence should be addressed. E-mail: akurs@mit.edu&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the early 20th century, before the electricalwire grid, Nikola Tesla
devoted much effort toward schemes to transport power wirelessly. However,
typical embodiments (e.g., Tesla coils) involved undesirably large electric
fields. The past decade has witnessed a surge in the use of autonomous
electronic devices (laptops, cell phones, robots, PDAs, etc.). As a
consequence, interest in wireless power has reemerged. Radiative transfer,
although perfectly suitable for transferring information, poses a number of
difficulties for power transfer applications: The efficiency of power transfer
is very low if the radiation is omnidirectional, and unidirectional radiation
requires an uninterrupted line of sight and sophisticated tracking mechanisms.
A recent theoretical paper presented a detailed analysis of the feasibility of
using resonant objects coupled through the tails of their nonradiative fields
for midrange energy transfer. Intuitively, two resonant objects of the same
resonant frequency tend to exchange energy efficiently, while dissipating
relatively little energy in extraneous off-resonant objects. In systems of
coupled resonances (e.g., acoustic, electromagnetic, magnetic, nuclear), there
is often a general &amp;quot;strongly coupled&amp;quot; regime of operation. If one can operate
in that regime in a given system, the energy transfer is expected to be very
efficient. Midrange power transfer implemented in this way can be nearly
omnidirectional and efficient, irrespective of the geometry of the surrounding
space, with low interference and losses into environmental objects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The above considerations apply irrespective of the physical nature of the
resonances. Here, we focus on one particular physical embodiment: magnetic
resonances. Magnetic resonances are particularly suitable for everyday
applications because most of the common materials do not interact with magnetic
fields, so interactions with environmental objects are suppressed even further.
We were able to identify the strongly coupled regime in the system of two
coupled magnetic resonances by exploring nonradiative (near-field) magnetic
resonant induction at megahertz frequencies. At first glance, such power
transfer is reminiscent of the usual magnetic induction ; however, note
that the usual nonresonant induction is very inefficient for midrange
applications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Originally published in Science Express on 7 June 2007 Science 6 July 2007:
Vol. 317. no. 5834, pp. 83 - 86 DOI: 10.1126/science.1143254&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;full article at Science Mag: &lt;a href=&quot;http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/317/5834/83&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/317/5834/83&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>N'abusons pas des ondes</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/12/21/Nabusons-pas-des-ondes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:077930c8fcf65fabce9305f9638fca93</guid>
    <pubDate>Fri, 21 Dec 2007 09:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>ELECTROSMOG</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;reblog du &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-991086,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Monde&lt;/a&gt; du 19/12/07&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comité hygiène et sécurité de la direction des affaires culturelles de la
Ville de Paris a voté, vendredi 30 novembre, le principe d'un moratoire sur le
Wi-Fi dans les bibliothèques municipales parisiennes. Des membres du personnel
présentaient des troubles (maux de tête, malaises, vertiges, douleurs
musculaires). Après la téléphonie mobile, l'Internet sans fil est à son tour
sur la sellette. Que sait-on aujourd'hui des risques liés aux technologies
utilisant les ondes de radiofréquence ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale difficulté vient du fait que ces technologies se sont
rapidement et massivement répandues et qu'elles évoluent beaucoup plus vite que
les recherches sur leur innocuité. &amp;quot;Nous savons peu de chose sur le Wi-Fi, les
fréquences actuellement utilisées et celles qui le seront demain. Nous n'avons
pas eu le temps de les étudier&amp;quot;, concède Paolo Vecchia, du département
technologie et santé de l'Institut national de la santé à Rome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Présidente de l'association Pour une réglementation des implantations
d'antennes-relais de téléphonie mobile (Priartém), Janine Le Calvez cite des
études in vitro mettant en évidence des &amp;quot;effets génotoxiques&amp;quot; des ondes de
radiofréquence. &amp;quot;Le rapport Reflex indique que les radiofréquences de 2 450
MHz, celles utilisées pour le Wi-Fi, ont des effets sur l'ADN, affirme Mme Le
Calvez. Ces résultats convergent avec les études épidémiologiques sur la
téléphonie mobile montrant une augmentation des risques de tumeurs.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le docteur Elisabeth Cardis, du Centre international de recherche sur le
cancer (CIRC), coordonne l'étude épidémiologique internationale Interphone
menée dans treize pays sur les liens éventuels entre téléphonie mobile et
tumeurs de la tête. &amp;quot;On ne peut certainement pas dire qu'il n'y a rien chez les
gros utilisateurs de la téléphonie mobile&amp;quot;, reconnaît-elle. Même si des biais
ne seraient pas à exclure, les résultats de l'étude publiés jusqu'ici montrent
en effet une augmentation du risque relatif, parfois jusqu'au doublement, de
plusieurs tumeurs de la tête (gliomes, méningiomes, neurinomes de l'acoustique
et tumeurs de la glande parotide).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Responsable du volet français d'Interphone, Martine Hours (université
Claude-Bernard à Lyon) insiste sur l'intérêt de mesures des expositions aux
ondes de radiofréquence. Avec Elisabeth Cardis, elle a participé, aux côtés de
Jean-François Viel, à des mesures de l'exposition aux radiofréquences dans la
population générale auprès de 440 personnes, à Lyon et à Besançon. Présentés à
une réunion de la Fondation santé et radiofréquence le 25 octobre, les
résultats montrent que &amp;quot;la grande majorité des expositions aux radiofréquences
est due à trois facteurs : le téléphone portable, le téléphone sans fil de
la maison et le four à micro-ondes. Les antennes relais, TV, FM sont très peu
contributives.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de données scientifiques existent sur d'éventuels problèmes sanitaires
en lien avec le Wi-Fi. &amp;quot;On peut se demander s'il est possible et réaliste
d'entreprendre des études épidémiologiques difficiles, coûteuses et très
longues pour chaque technologie ou s'il ne vaut pas mieux extrapoler à partir
des résultats obtenus sur la téléphonie mobile&amp;quot;, suggère Paolo Vecchia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Wi-Fi pourrait poser moins de problèmes que le téléphone mobile, qui
utilise une fréquence plus basse. &amp;quot;L'énergie électromagnétique pénètre moins
profondément au fur et à mesure que la fréquence augmente&amp;quot;, argumente Paolo
Vecchia. &amp;quot;Plus la fréquence est élevée, plus l'absorption des ondes reste
localisée aux couches superficielles de l'organisme, indique pour sa part
Olivier Merckel, de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement
et du travail (Afsset). De plus, contrairement à ce qui se passe avec le
téléphone mobile, collé à la tête, les personnes sont toujours à au moins un ou
deux mètres des stations de base de Wi-Fi.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ministères de la santé et de l'écologie ont récemment demandé à l'Afsset
un rapport sur les rayonnements non ionisants, concernant notamment le Wi-Fi et
l'utilisation des téléphones portables par les enfants. Il devrait être rendu à
la fin de 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, des précautions simples sont largement recommandées :
utiliser un kit mains libres avec son téléphone mobile et ne pas placer son
ordinateur portable contre soi mais plutôt sur une table. Enfin, un consensus
existe pour inciter à ne pas laisser les enfants utiliser les téléphones
mobiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Benkimoun&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Are aliens among us ?</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/22/Are-aliens-among-us</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:17693359b13fa321d6713756756524e9</guid>
    <pubDate>Thu, 22 Nov 2007 14:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>PLANETARY PROTECTION</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Reblog from &lt;a href=&quot;http://www.sciam.com/article.cfm?id=are-aliens-among-us&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;American Scientist&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The origin of life is one of the great unsolved problems of science. Nobody
knows how, where or when life originated. About all that is known for certain
is that microbial life had established itself on Earth by about three and a
half billion years ago. In the absence of hard evidence of what came before,
there is plenty of scope for disagreement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thirty years ago the prevailing view among biologists was that life resulted
from a chemical fluke so improbable it would be unlikely to have happened twice
in the observable universe. That conservative position was exemplified by Nobel
Prize–winning French biologist Jacques Monod, who wrote in 1970: “Man at last
knows that he is alone in the unfeeling immensity of the universe, out of which
he emerged only by chance.” In recent years, however, the mood has shifted
dramatically. In 1995 renowned Belgian biochemist Christian de Duve called life
“a cosmic imperative” and declared “it is almost bound to arise” on any
Earth-like planet. De Duve’s statement reinforced the belief among
astrobiologists that the universe is teeming with life. Dubbed biological
determinism by Robert Shapiro of New York University, this theory is sometimes
expressed by saying that “life is written into the laws of nature.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How can scientists determine which view is correct? The most direct way is
to seek evidence for life on another planet, such as Mars. If life originated
from scratch on two planets in a single solar system, it would decisively
confirm the hypothesis of biological determinism. Unfortunately, it may be a
long time before missions to the Red Planet are sophisticated enough to hunt
for Martian life-forms and, if they indeed exist, to study such
extraterrestrial biota in detail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An easier test of biological determinism may be possible, however. No planet
is more Earth-like than Earth itself, so if life does emerge readily under
terrestrial conditions, then perhaps it formed many times on our home planet.
To pursue this tantalizing possibility, scientists have begun searching
deserts, lakes and caverns for evidence of “alien” life-forms—organisms that
would differ fundamentally from all known living creatures because they arose
independently. Most likely, such organisms would be microscopic, so researchers
are devising tests to identify exotic microbes that could be living among
us.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scientists have yet to reach a consensus on a strict definition of life, but
most would agree that two of its hallmarks are an ability to metabolize (to
draw nutrients from the environment, convert those nutrients into energy and
excrete waste products) and an ability to reproduce. The orthodox view of
biogenesis holds that if life on Earth originated more than once, one form
would have swiftly predominated and eliminated all the others. This
extermination might have happened, for example, if one form quickly
appropriated all the available resources or “ganged up” on a weaker form of
life by swapping successful genes exclusively with its own kind. But this
argument is weak. Bacteria and archaea, two very different types of
microorganisms that descended from a common ancestor more than three billion
years ago, have peacefully coexisted ever since, without one eliminating the
other. Moreover, alternative forms of life might not have directly competed
with known organisms, either because the aliens occupied extreme environments
where familiar microbes could not survive or because the two forms of life
required different resources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Argument for Aliens Even if alternative life does not exist now, it
might have flourished in the distant past before dying out for some reason. In
that case, scientists might still be able to find markers of their extinct
biology in the geologic record. If alternative life had a distinctively
different metabolism, say, it might have altered rocks or created mineral
deposits in a way that cannot be explained by the activities of known
organisms. Biomarkers in the form of distinctive organic molecules that could
not have been created by familiar life might even be hiding in ancient
microfossils, such as those found in rocks dating from the Archean era (more
than 2.5 billion years ago).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A more exciting but also more speculative possibility is that alternative
life-forms have survived and are still present in the environment, constituting
a kind of shadow biosphere, a term coined by Carol Cleland and Shelley Cop­ley
of the University of Colorado at Boulder. At first this idea might seem
preposterous; if alien organisms thrived right under our noses (or even in our
noses), would not scientists have discovered them already? It turns out that
the answer is no. The vast majority of organisms are microbes, and it is almost
impossible to tell what they are simply by looking at them through a
microscope. Microbiologists must analyze the genetic sequences of an organism
to determine its location on the tree of life—the phylogenetic grouping of all
known creatures—and researchers have classified only a tiny fraction of all
observed microbes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To be sure, all the organisms that have so far been studied in detail almost
certainly descended from a common origin. Known organisms share a similar
biochemistry and use an almost identical genetic code, which is why biologists
can sequence their genes and position them on a single tree. But the procedures
that researchers use to analyze newly discovered organisms are deliberately
customized to detect life as we know it. These techniques would fail to respond
correctly to a different biochemistry. If shadow life is confined to the
microbial realm, it is entirely possible that scientists have overlooked
it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecologically Isolated Aliens Where might investigators look for alien
organisms on Earth today? Some scientists have focused on searching for
organisms occupying a niche that is ecologically isolated, lying beyond the
reach of ordinary known life. One of the surprising discoveries in recent years
is the ability of known life to endure extraordinarily harsh conditions.
Microbes have been found inhabiting extreme environments ranging from scalding
volcanic vents to the dry valleys of Antarctica. Other so-called extremophiles
can survive in salt-saturated lakes, highly acidic mine tailings contaminated
with metals, and the waste pools of nuclear reactors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nevertheless, even the hardiest microorganisms have their limits. Life as we
know it depends crucially on the availability of liquid water. In the Atacama
Desert in northern Chile is a region that is so dry that all traces of familiar
life are absent. Furthermore, although certain microbes can thrive in
temperatures above the normal boiling point of water, scientists have not yet
found anything living above about 130 degrees Celsius (266 degrees Fahrenheit).
It is conceivable, though, that an exotic alternative form of life could exist
under more extreme conditions of dryness or temperature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus, scientists might find evidence for alternative life by discovering
signs of biological activity, such as the cycling of carbon between the ground
and the atmosphere, in an ecologically isolated region. The obvious places to
look for such disconnected ecosystems are in the deep subsurface of Earth’s
crust, in the upper atmosphere, in Antarctica, in salt mines, and in sites
contaminated by metals and other pollutants. Alternatively, researchers could
vary parameters such as temperature and moisture in a laboratory experiment
until all known forms of life are extinguished; if some biological activity
persists, it could be a sign of shadow life at work. Scientists used this
technique to discover the radiation-resistant bacterium Deinococcus
radiodurans, which can withstand gamma-ray doses that are 1,000 times as great
as what would be lethal for humans. It turns out that D. radiodurans and all
the other so-called radiophiles that researchers have identified are
genetically linked to known life, so they are not candidate aliens, but that
finding does not rule out the possibility of discovering alternative life-forms
in this way.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Investigators have already pinpointed a handful of ecosystems that appear to
be almost completely isolated from the rest of the biosphere. Located far
underground, these microbial communities are cut off from light, oxygen and the
organic products of other organisms. They are sustained by the ability of some
microbes to use carbon dioxide and hydrogen released by chemical reactions or
radioactivity to metabolize, grow and replicate. Although all the organisms
found to date in these ecosystems are closely related to surface-dwelling
microbes, the biological exploration of Earth’s deep subsurface is still in its
infancy, and many surprises may lie in store. The Integrated Ocean Drilling
Program has been sampling rocks from the seabed to a depth approaching one
kilometer, in part to explore their microbial content. Boreholes on land have
revealed signs of biological activity from even deeper locations. So far,
however, the research community has not conducted a systematic, large-scale
program to probe the deep subsurface of Earth’s crust for life.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Ecologically Integrated Aliens
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;One might suppose it would be easier to find alternative life-forms if they
were not isolated but integrated into the known biosphere existing all around
us. But if shadow life is restricted to alien microbes that are intermingled
with familiar kinds, the exotic creatures would be very hard to spot on casual
inspection. Microbial morphology is limited—most microorganisms are just little
spheres or rods. Aliens might stand out biochemically, though. One way to
search for them is to make a guess as to what alternative chemistry might be
involved and then look for its distinctive signature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A simple example involves chirality. Large biological molecules possess a
definite handedness: although the atoms in a molecule can be configured into
two mirror-image orientations—left-handed or right-handed—molecules must
possess compatible chirality to assemble into more complex structures. In known
life-forms, the amino acids—the building blocks of proteins—are left-handed,
whereas the sugars are right-handed and DNA is a right-handed double helix. The
laws of chemistry, however, are blind to left and right, so if life started
again from scratch, there would be a 50–50 chance that its building blocks
would be molecules of the opposite handedness. Shadow life could in principle
be biochemically almost identical to known life but made of mirror-image
molecules. Such mirror life would not compete directly with known life, nor
could the two forms swap genes, because the relevant molecules would not be
interchangeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fortunately, researchers could identify mirror life using a very simple
procedure. They could prepare a nutrient broth consisting entirely of the
mirror images of the molecules usually included in a standard culture medium; a
mirror organism might be able to consume the concoction with gusto, whereas a
known life-form would find it unpalatable. Richard Hoover and Elena Pikuta of
the NASA Marshall Space Flight Center recently performed a pilot experiment of
this kind, putting a variety of newly discovered extremophiles into a mirror
broth and then looking for biological activity. They found one microbe that
grew in the broth, an organism dubbed Anaerovirgula multivorans that had been
isolated from the sediments of an alkaline lake in California. Disappointingly,
this organism did not turn out to be an example of mirror life; rather it was a
bacterium with the surprising ability to chemically alter the amino acids and
sugars of the wrong handedness so as to make them digestible. The study,
however, looked at just a small fraction of the microbial realm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another possibility is that shadow life might share the same general
biochemistry with familiar life but employ a different suite of amino acids or
nucleotides (the building blocks of DNA). All known organisms use the same set
of nucleotides—designated A, C, G and T for their distinguishing bases
(adenine, cytosine, guanine and thymine)—to store information and, with rare
exceptions, the same 20 amino acids to construct proteins, the workhorses of
cells. The genetic code is based on triplets of nucleotides, with different
triplets spelling out the names of different amino acids. The sequence of
triplets in a gene dictates the sequence of amino acids that must be strung
together to build a particular protein. But chemists can synthesize many other
amino acids that are not present in known organisms. The Murchison meteorite, a
cometary remnant that fell in Australia in 1969, contained many common amino
acids but also some unusual ones, such as isovaline and pseudoleucine.
(Scientists are not sure how the amino acids formed in the meteorite, but most
researchers believe that the chemicals were not produced by biological
activity.) Some of these unfamiliar amino acids might make suitable building
blocks for alternative forms of life. To hunt for such aliens, investigators
would need to identify an amino acid that is not used by any known organisms
nor generated as a by-product of an organism’s metabolism or decay, and to look
for its presence in the environment, either among living microbes or in the
organic detritus that might be generated by a shadow biosphere.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To help focus the search, scientists can glean clues from the burgeoning
field of synthetic, or artificial, life. Biochemists are currently attempting
to engineer completely novel organisms by inserting additional amino acids into
proteins. A pioneer of this research, Steve Benner of the Foundation for
Applied Molecular Evolution in Gainesville, Fla., has pointed out that a class
of molecules known as alpha-methyl amino acids look promising for artificial
life because they can fold properly. These molecules, however, have not been
found in any natural organism studied to date. As investigators identify new
microbes, it would be a relatively simple matter to use standard tools for
analyzing the composition of proteins, such as mass spectrometry, to learn
which amino acids the organisms contain. Any glaring oddities in the inventory
would signal that the microbe could be a candidate for shadow life.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If such a strategy were successful, researchers would face the difficulty of
determining whether they were dealing with a genuine alternative form of life
descended from a separate origin or with merely a new domain of known life,
such as archaea, which were not identified until the late 1970s. In other
words, how can scientists be sure that what seems like a new tree of life is
not in fact an undiscovered branch of the known tree that split away a very
long time ago and has so far escaped our attention? In all likelihood, the
earliest life-forms were radically different from those that followed. For
example, the sophisticated triplet DNA code for specifying particular amino
acids shows evidence of being optimized in its efficiency by evolutionary
selection. This observation suggests the existence of a more rudimentary
precursor, such as a doublet code employing only 10, rather than 20, amino
acids. It is conceivable that some primitive organisms are still using the old
precursor code today. Such microbes would not be truly alien but more like
living fossils. Nevertheless, their discovery would still be of immense
scientific interest. Another possible holdover from an earlier biological epoch
would be microbes that use RNA in place of DNA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The chance of confusing a separate tree of life with an undiscovered branch
of our own tree is diminished if one considers more radical alternatives to
known bio­chemistry. Astrobiologists have speculated about forms of life in
which some other solvent (such as ethane or methane) replaces water, although
it is hard to identify environments on Earth that would support any of the
suggested substances. (Ethane and methane are liquid only in very cold places
such as the surface of Titan, Saturn’s largest moon.) Another popular
conjecture concerns the basic chemical elements that make up the vital parts of
known organisms: carbon, hydrogen, oxygen, nitrogen and phosphorus. Would life
be possible if a different element were substituted for one of these five?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Phosphorus is problematic for life in some ways. It is relatively rare and
would not have existed in abundance in readily accessible, soluble form under
the conditions that prevailed during the early history of Earth. Felisa
Wolfe-Simon, formerly at Arizona State University and now at Harvard
University, has hypothesized that arsenic can successfully fill the role of
phosphorus for living organisms and would have offered distinct chemical
advantages in ancient environments. For example, in addition to doing all the
things that phosphorus can do in the way of structural bonding and energy
storage, arsenic could provide a source of energy to drive metabolism. (Arsenic
is a poison for regular life precisely because it mimics phosphorus so well.
Similarly, phosphorus would be poisonous to an arsenic-based organism.) Could
it be that arseno-life still lingers in phosphorus-poor and arsenic-rich
pockets, such as ocean vents and hot springs?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another important variable is size. All known organisms manufacture proteins
from amino acids using large molecular machines called ribosomes, which link
the amino acids together. The need to accommodate ribosomes requires that all
autonomous organisms on our tree of life must be at least a few hundred
nanometers (billionths of a meter) across. Viruses are much smaller—as tiny as
20 nanometers wide—but these agents are not autonomous organisms because they
cannot reproduce without the help of the cells they infect. Because of this
dependence, viruses cannot be considered an alternative form of life, nor is
there any evidence that they stem from an independent origin. But over the
years several scientists have claimed that the biosphere is teeming with cells
that are too small to accommodate ribosomes. In 1990 Robert Folk of the
University of Texas at Austin drew attention to tiny spheroidal and ovoid
objects in sedimentary rocks found in hot springs in Viterbo, Italy. Folk
proposed that the objects were fossilized “nannobacteria” (a spelling he
preferred), the calcified remains of organisms as small as 30 nanometers
across. More recently, Philippa Uwins of the University of Queensland has
discovered similar structures in rock samples from a deep-ocean borehole off
the coast of Western Australia. If these structures indeed arise from
biological processes—and many scientists hotly dispute this contention—they may
be evidence of alternative life-forms that do not use ribosomes to assemble
their proteins and that thus evade the lower size limit that applies to known
life.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perhaps the most intriguing possibility of all is that alien life-forms
inhabit our own bodies. While observing mammalian cells with an electron
microscope in 1988, Olavi Kajander and his colleagues at the University of
Kuopio in Finland observed ultrasmall particles inside many of the cells. With
dimensions as small as 50 nanometers, these particles were about one-tenth the
size of conventional small bacteria. Ten years later Kajander and his
co-workers proposed that the particles were living organisms that thrive in
urine and induce the formation of kidney stones by precipitating calcium and
other minerals around themselves. Although such claims remain controversial, it
is conceivable that at least some of these Lilliputian forms are alien
organisms employing a radically alternative biochemistry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What Is Life, Anyway? If a biochemically weird microorganism should be
discovered, its status as evidence for a second genesis, as opposed to a new
branch on our own tree of life, will depend on how fundamentally it differs
from known life. In the absence of an understanding of how life began, however,
there are no hard-and-fast criteria for this distinction. For instance, some
astrobiologists have speculated about the possibility of life arising from
silicon compounds instead of carbon compounds. Because carbon is so central to
our biochemistry, it is hard to imagine that silicon- and carbon-based
organisms could have emerged from a common origin. On the other hand, an
organism that employed the same suite of nucleotides and amino acids as known
life-forms but merely used a different genetic code for specifying amino acids
would not provide strong evidence for an independent origin, because the
differences could probably be explained by evolutionary drift.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A converse problem also exists: dissimilar organisms subjected to similar
environmental challenges will often gradually converge in their properties,
which will become optimized for thriving under existing conditions. If this
evolutionary convergence were strong enough, it could mask the evidence for
independent biogenesis events. For example, the choice of amino acids may have
been optimized by evolution. Alien life that began using a different set of
amino acids might then have evolved over time to adopt the same set that
familiar life-forms use.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The difficulty of determining whether a creature is alien is exacerbated by
the fact that there are two competing theories of biogenesis. The first is that
life begins with an abrupt and distinctive transformation, akin to a phase
transition in physics, perhaps triggered when a system reaches a certain
threshold of chemical complexity. The system need not be a single cell.
Biologists have proposed that primitive life emerged from a community of cells
that traded material and information and that cellular autonomy and species
individuation came later. The alternative view is that there is a smooth,
extended continuum from chemistry to biology, with no clear line of demarcation
that can be identified as the genesis of life.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If life, so famously problematic to define, is said to be a system having a
property—such as the ability to store and process certain kinds of
information—that marks a well-defined transition from the nonliving to the
living realm, it would be meaningful to talk about one or more origin-of-life
events. If, however, life is weakly defined as something like organized
complexity, the roots of life may meld seamlessly into the realm of general
complex chemistry. It would then be a formidable task to demonstrate
independent origins for different forms of life unless the two types of
organisms were so widely separated that they could not have come into contact
(for instance, if they were located on planets in different star systems).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is clear that we have sampled only a tiny fraction of Earth’s microbial
population. Each discovery has brought surprises and forced us to expand our
notion of what is biologically possible. As more terrestrial environments are
explored, it seems very likely that new and ever more exotic forms of life will
be discovered. If this search were to uncover evidence for a second genesis, it
would strongly support the theory that life is a cosmic phenomenon and lend
credence to the belief that we are not alone in the universe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Davies&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Arche de Zoé : que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère ?</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/Arche-de-Zoe-%3A-que-faisaient-Nicolas-Cecilia-et-Francois-dans-cette-galere</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c5f0b219e607b2ec88972b26a52c6e93</guid>
    <pubDate>Tue, 20 Nov 2007 09:55:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>MONDE LABORATOIRE</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;reblog de &lt;a href=&quot;http://www.voltairenet.org/article152777.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Réseau Voltaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse française ne manque pas un éditorial pour brocarder le président
tchadien Idriss Déby qui a accusé sans retenue l’association humanitaire
l’Arche de Zoé d’avoir tenté d’enlever des enfants pour satisfaire des
pédophiles et se livrer à un trafic d’organes. Simultanément, elle loue le
président français Nicolas Sarközy, qui s’est immédiatement déplacé au Tchad
pour faire baisser la tension et rapatrier plusieurs prévenus. L’ombre de
Cécilia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Figaro s’est fait l’écho de la colère de la nièce d’un des bénévoles de
l’Arche de Zoé incarcéré au Tchad : ce sapeur-pompier aurait été abusé par
les dirigeants de l’association qui lui aurait fait croire que l’opération de
sauvetage des enfants était patronnée par Cécilia Sarközy &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le quotidien n’indique pas de quelle manière les dirigeants de l’Arche
de Zoé avaient pu convaincre les bénévoles d’un tel patronage s’il n’existait
pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si ce patronage était imaginaire, pourquoi le président Sarközy s’est-il
cru obligé de monter immédiatement en première ligne ? &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/2&quot; title=&quot;2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; Un Sarközy peut en cacher un autre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’objet social de l’association l’Arche de Zoé est d’« intervenir en
faveur des enfants victimes du tsunami du 26 décembre 2004, à Banda Aceh
(Sumatra, Indonésie) pour leur permettre de retrouver des conditions de vie
décentes par des programmes sanitaires, sociaux et éducatifs ; développer,
mettre en œuvre et coordonner des programmes de réhabilitation de
l’environnement familial et social de ces enfants ; développer tout
programme en adéquation avec les besoins des enfants et de leur environnement
de manière à favoriser le retour à l’autonomie, de façon plus générale ;
mettre en œuvre toute action permettant de venir en aide aux enfants en
difficulté, en détresse ou victimes de catastrophes naturelles ». Comme ne le
laisse pas deviner cet énoncé humanitaire, l’association est une initiative
d’un organisme semi-public français, Paris Biotech Santé. Celui-ci a été fondé
conjointement par l’Université Paris-V Descartes, l’INSERM, l’École centrale de
Paris, et l’ESSEC, et dispose de tous les agréments officiels nécessaires. Son
objet est de soutenir des projets de création d’entreprises dans le domaine du
médicament, des dispositifs médicaux et des services aux malades &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/3&quot; title=&quot;3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;. Paris Biotech Santé gère un immeuble de 3 200 m², dont 2 500
m² de laboratoires, à l’hôpital Cochin. Ces installations ont été inaugurées en
grande pompe, il y a trois semaines par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le
président de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, et le président de
l’université Paris-V Descartes, Jean-François Dhainaut &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/4&quot; title=&quot;4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il résulte de ce montage que la finalité ultime de l’Arche de Zoé est de
tester des programmes sanitaires sur des enfants en difficulté dans le
tiers-monde en vue de leur développement commercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les liens organiques de l’Arche de Zoé et de Paris Biotech Santé sont
attestés par l’avis de création de l’association publiée au Journal officiel de
la République française du 2 juillet 2005. Il précise : « Siège
social : 23, rue Hallé, 75014 Paris. Courriel :
lefebvre.s@parisbiotech.org ». Au demeurant, Stéphanie Dhainaut-Lefèbvre,
contact légal de l’Arche de Zoé est aussi la directrice adjointe de Paris
Biotech Santé et l’épouse du président de l’université. En outre, l’Arche de
Zoé est la déclinaison française de la Zoe’s Ark Foundation Inc. (154 A’Becket
Street, Melbourne 3000, Victoria, Australie). Malgré le communiqué de la
Fondation assurant n’avoir aucun lien avec l’association homonyme française,
tous les responsables français sont membres de l’organisation-mère
australienne, y compris Paris Biotech Santé qui figure parmi la liste fiscale
en notre possession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contacté par téléphone, Paris Biotech Santé indique que seul son directeur,
le professeur Olivier Amedée-Manesme, est habilité à répondre à la presse et
que celui-ci n’est pas joignable. C’est dommage car il aurait été en mesure
d’indiquer quel avis le Comité d’évaluation de Paris Biotech Santé a émis sur
le programme Arche de Zoé ; un Comité d’évaluation où siège le docteur
François Sarközy, médecin pédiatre. Contacté à son tour par téléphone, le
secrétariat de François Sarközy nous assure qu’il transmet notre question et
nous rappelera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;François Sarközy est politiquement proche de son frère aîné, le président
Nicolas Sarközy, au point que celui-ci, lorsqu’il était maire de Neuilly et
ministre de l’Intérieur, l’avait fait nommer médiateur dans le conflit social
de l’hôpital américain de Neuilly &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/5&quot; title=&quot;5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Figaro le présentait au lendemain de l’élection présidentielle comme
l’une des 100 personnalités qui compteraient désormais « au coeur de la
future équipe de France » &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/6&quot; title=&quot;6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;. Le média sarközyste
(excusez le pléonasme) précisait : « Ce pédiatre de 48 ans,
vice-président du Conseil de surveillance d’une société de biopharmaceutique,
s’est beaucoup rapproché de son grand frère Nicolas lors de la campagne,
notamment à l’occasion de séjours brefs mais studieux dans la maison de
François, en Provence. » De son côté, Le Nouvel Observateur indique :
« Autant Nicolas Sarkozy entretient des relations orageuses avec son frère
aîné Guillaume, un temps vice-président du Medef, autant il se sent proche de
François, un pédiatre devenu manager. C’est chez lui que Sarkozy a reçu ses
amis, le soir de son discours “fondateur” du 14 janvier, et c’est dans sa
maison du Midi qu’il s’est parfois réfugié pendant la campagne » &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/7&quot; title=&quot;7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;. Le Monde note : « Le frère cadet de M. Sarkozy a
été beaucoup vu au cours de la campagne. C’est chez lui, dans sa maison des
Alpilles, que l’ex-ministre a passé de nombreux week-ends ces derniers mois. En
l’absence de Mme Sarkozy - qui n’a été officiellement présente au côté de son
mari que le 14 janvier et le 22 avril, et enfin dimanche 6 mai sur le podium
dressé place de la Concorde, à Paris, au soir de la victoire -, il a symbolisé
une présence familiale autour du candidat. Interrogé un jour sur le sens de sa
présence, François Sarkozy, soucieux de lever toute ambiguïté, avait
précisé : “Je ne le soutiens pas, je l’accompagne”. » &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/8&quot; title=&quot;8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;François Sarközy est aussi une personnalité influente des médias. Ainsi
Libération lui a attribué un rôle dans l’éviction de Robert Namias de la
direction de TF1 au lendemain de l’élection présidentielle &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/9&quot; title=&quot;9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À la rubrique « François SARKÖZY de NAGY-BOCSA », le Who’s Who in
France indique : « Interne des Hôpitaux de Paris en pédiatrie
(1983-85 et 1987-89), Assistant au laboratoire de physiologie respiratoire de
l’hôpital Trousseau à Paris (1989-90) ; aux laboratoires
Roussel-Uclaf : Chef de projet international pour les antibiotiques
(1990-93), Directeur du développement clinique international (1994-95),
Responsable du développement international (1995) ; au groupe Hoechst
Marion Roussel : Vice-président, Directeur de la gestion du portefeuille
et des projets en développement international à Bridgewater (États-Unis)
(1996-98), Directeur médical et pharmaceutique pour la France (1998-99) ;
Président-directeur général du Centre international de toxicologie
(1998-99) ; Directeur médical pour la France à Aventis (1999-2000),
Associé du Cabinet de conseil en stratégie et en organisation devenu AEC
Partners (depuis 2001), Président d’AEC Partners Inc. (depuis 2006) ;
Vice-président, Membre du conseil de surveillance de BioAlliance Pharma (depuis
2005) »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bio Alliance Pharma termine ses expérimentations humaines pour le lancement
de médicaments luttant contre des maladies opportunistes du cancer et du HIV,
Loramyc, Lauriad et Transdrug &lt;a href=&quot;http://blog.e-ngo.org/post/2007/11/20/10&quot; title=&quot;10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde étant petit, en 2006, le principal client de François Sarközy à AEC
Partners est le syndicat français de l’industrie pharmaceutique (LEEM), lequel
emploie aussi Stéphanie Lefebvre de Paris Biotech Santé et de l’Arche de Zoé,
via LEEM-Recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le président Idriss Déby ne s’est certainement pas exprimé à la légère. Le
rapatriement des journalistes et des hôtesses de l’air impliqués dans cette
opération a dû être chèrement négocié. Au demeurant, le Tchad, en traduisant en
justice les responsables de l’Arche de Zoé, conserve un moyen de pression
non-négligeable sur le président français. Thierry Meyssan Journaliste et
écrivain, président du Réseau Voltaire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La tentation de la race</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/10/31/La-tentation-de-la-race</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8398be2b1000ba6752abe246741beab8</guid>
    <pubDate>Wed, 31 Oct 2007 00:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>MONDE LABORATOIRE</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Reblog du &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-972719@51-968309,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Monde du 31/10/07&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On la croyait enterrée pour de bon. Tuée par la science. Mise en miettes par
la génétique, dont les premiers résultats ramenaient toute l'humanité à une
seule même et grande famille. Las ! Voilà la notion de race remise en
selle. Et pas par n'importe qui : par l'Américain James Watson lui-même,
codécouvreur, avec Francis Crick et Rosalind Franklin, de la structure de l'ADN
(acide désoxyribonucléique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrogé mi-octobre par le Sunday Times, pour la promotion de son dernier
ouvrage (Avoid Boring People, Oxford University Press, 14,99 £), le Prix Nobel
de médecine 1962, aujourd'hui âgé de 79 ans, a expliqué sans ambages qu'il
était &amp;quot;profondément pessimiste sur le futur de l'Afrique&amp;quot;. Pourquoi ?
Parce que, a-t-il dit, &amp;quot;toutes nos politiques de développement sont basées sur
le fait que leur intelligence (celle des Africains) est la même que la nôtre
(Occidentaux blancs), alors que tous les tests disent que ce n'est pas vraiment
le cas&amp;quot;. &amp;quot;Ceux qui ont eu affaire à des employés noirs&amp;quot;, a-t-il ajouté, savent
ce qu'il en est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retour d'un &amp;quot;racisme scientifique&amp;quot; qu'on croyait disparu ? Ou simples
élucubrations d'un vieil homme qui s'est dit, quelques jours plus tard,
&amp;quot;mortifié&amp;quot; par ses propres mots, alors que toutes ses conférences au
Royaume-Uni étaient annulées et que son institution, le Cold Spring Harbor
Laboratory, le remerciait sans délai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que James Watson dévoile aujourd'hui sa pensée, de manière aussi crue et
décomplexée, sur un sujet aussi sensible, ne doit rien au hasard. Le
co-inventeur de la double hélice de l'ADN, explique le généticien Axel Kahn,
directeur de l'Institut Cochin, &amp;quot;se situe dans la mouvance de la droite
déterministe anglo-saxonne, un vieux courant de pensée inégalitariste,
scientiste et flirtant parfois avec le racisme&amp;quot;. Or, selon M. Kahn, ce
mouvement idéologique connaît un regain : &amp;quot;Après la seconde guerre
mondiale, ce à quoi avait abouti le paroxysme de cette vision et l'horreur
qu'elle avait suscitée dans le monde l'ont durablement disqualifiée, l'ont en
quelque sorte mise entre parenthèses. Mais cette parenthèse, aujourd'hui, se
dissipe.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tabous tombent. En septembre 2005, la revue Science - l'une des plus
prestigieuses institutions scientifiques au monde - publie les travaux d'une
équipe de chercheurs américains portant sur deux gènes impliqués dans la
microcéphalie : ASPM et MCPH-1. Ces deux séquences génétiques ont subi
deux mutations, apparues respectivement il y a 5 800 ans et 37 000 ans, qu'ils
pensent être impliquées dans l'augmentation du volume cérébral. La rapide
diffusion de ces mutations dans la population montrerait, selon les auteurs,
que ces deux caractéristiques sont soumises à une forte &amp;quot;pression sélective&amp;quot;.
Soit, en d'autres termes, que la sélection naturelle s'est opérée au fil des
siècles en favorisant les humains porteurs de ces deux gènes mutés, du fait de
leurs meilleures capacités intellectuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr, ce n'est pas tout. &amp;quot;Les auteurs ajoutaient sans frémir que ces
deux mutations étaient largement présentes dans les populations européennes et
asiatiques et, au contraire, qu'elles étaient rares en Afrique, explique Axel
Kahn. Il a été depuis montré que tout était faux, mais ce que dit aujourd'hui
M. Watson n'est rien d'autre que la traduction de ce que ces chercheurs ont
prétendu, à tort, avoir démontré.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'époque, l'émoi, discret, provoqué par Science, ne transparaît guère dans
la presse grand public. Il demeure pour l'essentiel cantonné à des débats
techniques sur la fragilité des statistiques mises en oeuvre. &amp;quot;Beaucoup
d'équipes ont réanalysé leurs données : il n'y a aucune preuve de ce
qu'ils avançaient&amp;quot;, confirme François Balloux, chercheur au département de
génétique humaine de l'université de Cambridge (Royaume-Uni).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste la notion de race. La génétique l'a-t-elle évacuée ? Ou, au
contraire, les dernières méthodes d'analyse tendent-elles à opérer une
distinction entre les peuples, rangeant les uns ici, les autres là ? Un
nombre considérable de travaux scientifiques s'attache, depuis quelques années,
à relever les particularités génétiques de telle ou telle population, en
fonction de la géographie ou des origines ethniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En décembre 2002, une équipe américano-russe avait déjà publié dans Science
l'un des articles les plus cités sur le sujet : en analysant plus de 300
marqueurs génétiques chez environ un millier d'individus appartenant à 52
populations différentes, les chercheurs sont parvenus à isoler 5 à 6 grands
groupes humains, cohérents avec les grands ensembles géographiques. Peut-on
parler de races ? Pas vraiment. Il s'agit, précise le généticien Vincent
Plagnol (université de Cambridge), &amp;quot;d'une simplification de la réalité&amp;quot; puisque
dans ce type de modèle &amp;quot;personne n'appartient à 100 % à un groupe, les
individus étant décrits comme appartenant à une combinaison de ces ensembles&amp;quot;.
Du coup, la notion &amp;quot;scientifique&amp;quot; de race devrait demeurer une virtualité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voire une ineptie. &amp;quot;La notion de race n'est scientifiquement pas pertinente,
estime ainsi Lluis Quintana-Murci, généticien des populations (CNRS-Institut
Pasteur). Il est impossible d'isoler une race : les variations des
populations humaines sont graduelles et continues, de l'Europe du Nord à la
Chine méridionale. Il n'existe jamais de fossé génétique entre deux
ethnies.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Même en ayant accès au génome d'un individu, il est impossible de le
rattacher à une race' au sens populaire' du terme, poursuit le chercheur.
Imaginons que moi, Lluis Quintana-Murci, je commette un crime et que l'on
retrouve sur place un échantillon de mon ADN. On pourrait dire, en forçant à
peine les choses, que le criminel est originaire du Moyen-Orient, car mon
chromosome Y appartient à la lignée J, qui y est particulièrement fréquente.
Alors même que ma famille est, à ma connaissance, espagnole depuis toujours.&amp;quot;
La récente profusion d'études visant à segmenter et catégoriser génétiquement
les populations humaines n'est pas le fait d'une névrose classificatrice. Ni
d'un racisme latent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout, depuis peu, un enjeu important de la recherche biomédicale.
La circulation de pathologies génétiques dans certaines communautés ou au sein
de certaines ethnies est bien documentée. Comme l'est la prédisposition
génétique à certaines maladies multifactorielles. Thalassémie ou hémophilie
dans certains pays arabo-musulmans, où l'union entre cousins n'est pas
prohibée. Maladie de Gaucher ou syndrome de Tay-Sachs chez les juifs d'Europe
de l'Est. Troubles cardio-vasculaires deux à trois fois plus fréquents chez les
Afro-Américains que dans les autres communautés d'Amérique du Nord. Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une prédisposition à la maladie ne fait pas une race. Mais la génétique va
désormais plus loin dans la différenciation. Certains cherchent à déceler des
mécanismes génétiques de tolérance ou de réponse à telle ou telle molécule,
plus probablement présents dans certaines communautés que dans d'autres. Les
motivations de ces travaux pourraient être économiques. &amp;quot;Il y a, hélas, très
peu de nouvelles molécules thérapeutiques qui arrivent sur le marché puisque
nombre d'entre elles, qui ont pourtant nécessité des investissements lourds,
présentent trop d'effets indésirables même si ces derniers sont variables selon
les individus, avance François Balloux. La tentation est forte de remettre en
selle certaines de ces molécules, en les destinant à certaines catégories de la
population.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant l'émergence annoncée d'une médecine individualisée, dans
laquelle chaque traitement serait administré en concordance avec les
particularités génétiques du patient, des laboratoires pharmaceutiques
pourraient miser sur une médecine ethno-raciale. Une médecine ou le patient
déclare, lui-même, son appartenance à un groupe en même temps qu'il décrit ses
symptômes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier signe de cette tendance : l'autorisation du BiDil, en 2005 aux
Etats-Unis, un médicament contre l'hypertension artérielle spécifiquement
destiné aux Afro-Américains. En 1997, sa commercialisation avait d'abord été
refusée par la Food and Drug Administration (FDA). Cette médecine &amp;quot;racialisée&amp;quot;
ne convainc pas l'ensemble de la communauté médicale aux Etats-Unis. Loin s'en
faut. Dans une tribune publiée fin septembre dans la revue PLoS Medicine, un
groupe de médecins américains en contestent la pertinence et critiquent la
classification forcément réductrice des patients qui, selon eux, &amp;quot;peut conduire
à des erreurs de diagnostic et à des traitements inappropriés&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, la tentation ethno-raciale dans la recherche biomédicale
s'officialise. Depuis 2001, les chercheurs financés par les Instituts nationaux
américains de la santé (NIH) doivent catégoriser les individus participant à
des essais dans l'un des cinq ensembles ethno-raciaux prédéfinis par
l'administration : Amérindiens ou natifs d'Alaska ; Asiatiques ;
Noirs ou Afro-Américains ; natifs d'Hawaï ou de toute autre île du
Pacifique ; Blancs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute que les variations génétiques, ténues et invisibles, ainsi
réaffirmées par la biologie, seront récupérées à des fins idéologiques de
hiérarchisation. Mais, rappelle Axel Kahn, la prédisposition à une maladie,
comme la réponse à un traitement médicamenteux, tient à des variations
relativement simples &amp;quot;sur très peu de gènes&amp;quot;. &amp;quot;Alors que les capacités
cognitives reposent, elles, sur un équilibre extraordinairement subtil entre
l'inné et l'acquis, conclut le généticien. Equilibre dont nous ne savons
aujourd'hui presque rien.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stéphane Foucart&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>High speed internet will be available anywhere anytime</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/10/16/High-speed-internet-will-be-available-anywhere-anytime</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b4ce960570a94a6f7fa9d929a8fe5d97</guid>
    <pubDate>Tue, 16 Oct 2007 22:56:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>PROXEMIC STARGATE</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;reblog from &lt;a href=&quot;http://www.jaxa.jp/article/interview/vol32/index_e.html&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;Jaxa&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extract from an interview with Yasuo Nakamura (JAXA, Japan Aerospace
Exploration Agency) project manager of Wideband InterNetworking engineering
test and Demonstration Satellite (WINDS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.e-ngo.org/public/photo01.jpg&quot; alt=&quot;photo01.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Q. What are the major features of
WINDS?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WINDS' primary features are ultra-high-speed Internet communication
capability and wide coverage. High-speed communication can be achieved with
smaller-than-conventional user terminals. The WINDS communication system is
designed for a maximum down link rate of 155 Mbps with a 45-centimeter aperture
antenna for home use, which is faster than commercial optical fiber, and
ultra-high-speed 1.2 Gbps data communications with a five-meter antenna for
business users. WINDS is a geostationary satellite stationed above Japan at an
altitude of 36,000 km, and can cover one third of the globe. Another notable
feature of WINDS is its onboard Asynchronous Transfer Mode (ATM) switch,
developed by NICT. The device will rapidly sort uplink signals by destination
address and beam downlink signals directly to the correct addresses. In
conventional satellite-based communications, signals received by satellite have
to be transmitted to the ground for sorting of destination addresses and then
resent to the satellite for distribution. With WINDS's onboard switch,
communication delay will be reduced and resource utilization of the satellite
will be improved. WINDS's ATM is the fastest among all satellite-based ATMs.
Satellite-based communications are essentially robust against disaster. Even if
communication networks are disrupted and electricity lines are down, an
Internet connection can be easily set up anywhere, with a 45-centimeter-antenna
user terminal. WINDS will be able to link up with communication networks on the
ground and promptly deliver disaster information. Given these advantages, the
purpose of WINDS is to develop and demonstrate technology to establish the
world's most advanced information society. After launch, we will verify and
demonstrate the new technology through engineering and application experiments.
WINDS will help establish reliable advanced Internet communications, and build
a truly interconnected society.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.e-ngo.org/public/photo02_e.gif&quot; alt=&quot;photo02_e.gif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Q. What kind of communication devices will
WINDS be equipped with?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WINDS uses Ka-band frequency radio waves, which have a frequency range of
about 20 to 30 GHz. These high-frequency radio waves are suitable for
large-capacity communications, but their power is diminished by rain, which
means that communications quality is degraded in rainy areas. Although the
quality can be improved by boosting the radio-wave power, this requires a lot
of electricity. And since electricity for a satellite is generated by solar
array paddles, it is a limited resource. It was a critical challenge to find
the most efficient means of allocating this limited power supply. In the end,
we equipped WINDS with a Multi-Port Amplifier (MPA) that can flexibly assign
transmission beams as needed: it will allocate power efficiently by sending a
stronger signal to a rainy region, and a weaker signal to a sunny region. WINDS
also has two Multi Beam Antennas (MBAs) with fixed radio-wave directions to be
combined with the MPA. One antenna covers Japan using nine fixed beams; the
other covers ten other Asian cities, including Manila, Bangkok and Singapore.
Another onboard device is an Active Phased Array Antenna (APAA) for
establishing ultra-high-speed communications in wide areas. The APAA can change
the beam direction flexibly and rapidly. With this ability, the APAA will
enable Internet communications in regions that the multi-beam antennas cannot
cover. By instantly shifting a beam within the sightline of WINDS in its
geostationary orbit, from Hawaii to Oceania for example, the APAA is capable of
providing Internet communications to about one third of the Earth. WINDS
communication systems using Ka-band frequency are cutting-edge technology.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Q. How will WINDS benefit our daily life?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Although the Internet is very popular in urban areas, connectivity is not
yet sufficient in many mountainous regions, on remote islands, or in Asian
countries where the communications infrastructure is not well developed. WINDS
can make advanced high-speed communications available even in such areas.
Today, the reach of the Internet is spreading rapidly, and its potential is
expanding dramatically, changing the way we live our lives. In the future,
certain administrative procedures, education, and even certain aspects of
medical care will happen over the Internet. I think that high-speed Internet
services will establish new infrastructure for our daily lives, creating an
environment that even the elderly, who are not accustomed to using computers,
will find convenient and reliable. WINDS technology will also contribute to
disaster management. In Asian countries, where natural disasters happen
frequently, it is important to acquire disaster information promptly, in order
to provide the best response. With WINDS, we'll be able to link up quickly with
small, portable ground stations in the disaster region, and even send
high-definition images right away to disaster management headquarters and news
organizations. We'd like to see WINDS technology provide a bridge between
disaster zones, disaster management headquarters and the public, even if
conventional communication networks are disrupted.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Q. What is the WINDS operation schedule after launch?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After the satellite is launched by H-IIA rocket in the winter of the fiscal
year 2007, we'll perform its initial check of the satellite and network. Then,
JAXA and NICT will conduct basic experiments to verify and demonstrate the
function and performance of communication networks between the satellite and
the ground. Also, the Ministry of Internal Affairs and Communications has
chosen 53 experiments to be carried out with WINDS, from applications submitted
by domestic and overseas research institutions, universities and the private
sector. These include experiments related to communications technology,
disaster management and education. For instance, we're going to conduct
experiments in Internet distance education, also known as “e-learning,” between
universities in Japan and other Asian countries. Distance education has
traditionally consisted of one-way communication from teacher to students, or
one-to-one interaction. However, the Asynchronous Transfer Mode switch, which I
described previously, will facilitate more interactive communication among
students and teacher. For instance, students in Japan and Thailand will be able
to talk directly to each other via WINDS, allowing everyone in the class to get
involved. We'd like to explore the entire potential of WINDS as we ensure the
success of all these experiments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Q. Could you tell us about international cooperation around WINDS?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Many Asian countries are participating in the experiments selected by the
ministry. Among them, experiments in satellite disaster management are a major
focus. The Sentinel Asia project, which aims to share disaster-related
information on the Internet, is primarily led by JAXA for disaster management
in the Asia-Pacific region. Satellite images taken by the Advanced Land
Observing Satellite, ALOS, have already been used; in the next step,
communications satellites will play an important role in data distribution. We
are currently looking for ways to maximize the utility of WINDS in disaster
management. Eventually, I strongly hope to make great contributions to the
international community with the satellite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Q. What is your greatest expectation for WINDS?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As Internet technology has advanced, online content has rapidly evolved from
text only to audio and video, encouraging people to share various types of
information more and more. Life with the Internet is becoming the norm. Having
said that, people in remote areas do not have sufficient access to the Internet
infrastructure that's taken for granted in urban areas. If society is
established around the Internet, certain regions will benefit, while others
could be left behind. Social-network systems should not exclude whole groups of
people, and there should be no digital divide based on geography. WINDS
technology, which allows high-speed communications to be accessed from
anywhere, could solve this problem. I hope that WINDS will become a means to
making the world a better place. Also, in the case of a disaster, communication
technology plays a critical role in obtaining accurate data and delivering
information to people in the afflicted area. People feel much more secure when
they know that communication networks won't be interrupted. It is comforting to
know that, no matter what, information can be delivered to you, and your
information can reach the other end. I hope that WINDS technology will
contribute to building a society with such security.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yasuo Nakamura, Project Manager, Wideband InterNetworking engineering test
and Demonstration Satellite (WINDS) Mr. Nakamura joined NASDA, the National
Space Development Agency of Japan (now JAXA), in 1974, and was involved in
environmental testing and development of thermal control systems for
spacecraft. After working on the Advanced Earth Observing Satellite Midori
(ADEOS), working as a director of NASDA's Paris Office, and further work on the
Advanced Earth Observing Satellite Midori II (ADEOS II), he was appointed to
his current position in 2003.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>«Les satellites espions furent la riposte américaine à Spoutnik»</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/10/01/Les-satellites-espions-furent-la-riposte-americaine-a-Spoutnik</link>
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    <pubDate>Mon, 01 Oct 2007 17:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>ESPIONNAGE</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;reblog de &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/transversales/weekend/281484.FR.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Libération&lt;/a&gt; du 30 septembre 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;andré lebeau raconte à l’occasion du 50e anniversaire du lancement de
Spoutnik comment les Soviétiques, en pleine guerre froide, provoquèrent la
«course aux étoiles» avec les Etats-Unis. Il revient sur l’histoire de la
conquête spatiale en insistant sur ses enjeux politiques et économiques. Par
SYLVESTRE HUET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 octobre 1957, l’URSS lance le premier satellite artificiel, Spoutnik 1.
Une boule de 83 kg, équipée d’un émetteur radio, dont le bip-bip fait le tour
du monde, capté par des antennes officielles comme par les radios amateurs.
Quel était le vrai message du Spoutnik ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La surprise, à l’époque, ne fut pas le lancement d’un satellite, mais qu’il
fut lancé par l’Union soviétique. Lancer un satellite réclamait un effort
marginal par rapport à celui que les Etats-Unis et l’URSS consentaient pour
développer des lanceurs balistiques d’armes nucléaires. Il suffisait d’ajouter
un étage propulsif à l’un de ces missiles et d’y loger un satellite. Les deux
pays affectaient des budgets très importants à ces missiles, chacun voulant
équilibrer l’autre dans une stratégie dite de «destruction mutuelle assurée» -
MAD en anglais, ce qui signifie aussi, ironiquement, «fou». Produire un
événement symbolique, par le lancement du premier satellite, grâce à un effort
marginal, était à la portée des deux pays aux plans technique et financier. Les
Américains avaient annoncé que, dans le cadre de l’Année géophysique
internationale (septembre 1957-décembre 1958), ils allaient y procéder. Mais le
gouvernement soviétique avait mieux apprécié la manière d’exploiter cette
capacité technique à des fins de propagande, comme l’a montré le calendrier des
«premières» spatiales - Spoutnik, Gagarine, puis la première femme, la première
sortie en scaphandre - très lié à celui du régime politique. L’énorme
retentissement mondial, médiatique et politique, du Spoutnik lui a donné
raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment a-t-il été compris à l’époque par les responsables politiques et
l’opinion publique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’impact principal fut ressenti aux Etats-Unis. Son gouvernement et sa
population étaient persuadés de disposer d’un atout, la maîtrise des
technologies, leur avance scientifique. D’où une certaine humiliation. Mais
aussi le sentiment d’une menace militaire pour l’opinion, puisque le Spoutnik
matérialisait la possibilité d’un survol du territoire américain par des armes
nucléaires. On a l’habitude de relier ces premières réactions à la riposte du
programme Apollo et donc au discours de Kennedy… qui ne survint qu’après le vol
de Gagarine, en 1961. Il est souvent répété qu’Eisenhower, qui présidait les
Etats-Unis en 1957, a freiné l’effort spatial américain, qu’il n’avait pas
entendu le message du Spoutnik. Je pense que c’est faux. Il a parfaitement
compris que l’intérêt opérationnel du spatial, bien différent de l’habillage
politique discourant sur l’homme dans l’espace, se situait dans l’accès à la
reconnaissance - l’espionnage - de l’adversaire, dans une mesure bien
supérieure à celle des avions U2 envoyés au-dessus de l’URSS. Une vision
claire, préparée par son rôle militaire dans la Seconde Guerre mondiale.
C’était un visionnaire, non médiatique, mais véritable. C’est lui qui a posé la
structure du programme américain : le civil, politique et médiatique, avec
la Nasa, et l’espace militaire, concentré sur les satellites de reconnaissance
photographique. On présente souvent le premier satellite civil américain,
Vanguard - un engin de moins de 2 kilos lancé en janvier 1958 -, comme la
réponse au Spoutnik. La vraie riposte me semble plutôt les Discoverer, lourds
de 750 kg, dotés de caméras d’une résolution inférieure à 10 mètres, discrets
et efficaces, lancés dès juin 1959. Leur première utilisation fut d’ailleurs de
localiser précisément les villes soviétiques… vouées à la destruction par les
armes nucléaires selon les plans des états-majors. Il est vrai, en revanche,
que Kennedy a vu dans l’espace le moyen de mobiliser la nation et d’effacer
l’humiliation du Spoutnik, puis celle infligée par Gagarine. L’objectif fixé
par son discours de 1961 - «Sur la Lune avant la fin de la décennie» - montre
que ce programme est sous pilotage politique et non technique. Pendant ce
temps, l’Europe assistait en spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment les scientifiques et les ingénieurs ont-ils réagi au
Spoutnik ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ma part, j’étais en mission en Antarctique à la station
Dumont-d’Urville, lorsque j’ai entendu les premiers bip-bip du Spoutnik sur
notre radio. Très isolés, nous avions droit à trente mots en morse par mois
avec nos familles, je ne peux donc avancer de témoignage direct. Très peu de
scientifiques ont immédiatement perçu la fenêtre qui s’ouvrait pour
l’exploration de l’Univers et de la Terre. Parmi les exceptions, James Van
Allen aux Etats-Unis ou Jacques Blamont en France. Lorsque je suis entré au
Cnes, l’agence française de l’espace, comme directeur des programmes en 1965,
la plupart des astronomes étaient peu disposés à s’investir dans les
technologies spatiales, alors qu’elles s’affranchissent de l’atmosphère qui
interdit l’accès à la plupart des longueurs d’ondes électromagnétiques. Il a
fallu une évolution des esprits pour que les scientifiques s’approprient le
spatial. C’est logique finalement, ils travaillent avec acharnement, le nez sur
leur domaine. La science c’est laborieux… et l’on est plutôt dérangé par
l’arrivée d’une technologie complètement nouvelle, même si on a oublié ce temps
d’apprentissage aujourd’hui terminé. Parmi les ingénieurs, ceux qui se sont
consacrés aux fusées et aux véhicules habités, qui venaient pour l’essentiel de
l’aéronautique, l’ont considéré comme une extension enthousiasmante de leur
activité. En revanche, la mobilisation des ingénieurs pour les satellites - qui
résultent d’un assemblage de techniques classiques, terrestres en quelque sorte
- fut plus lente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’envol de Gagarine, puis la course à la Lune gagnée par la Nasa ont
autorisé une lecture politique des débuts de la conquête spatiale. Peut-on dire
que, sans cette dimension, l’histoire des technologies spatiales eût été
différente ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de faire de l’espace un outil politique d’affirmation de sa
supériorité existe des deux côtés, mais dans un contexte différent. La
démocratie américaine implique que l’opinion publique suive cette démarche,
alors que dans le régime soviétique, la décision des autorités suffisait.
D’ailleurs, en proportion des ressources économiques, la mobilisation
soviétique fut supérieure à celle des Etats-Unis, et a pourtant échoué dans la
course à la Lune. Sans cet affrontement, l’histoire des vols habités eût été
autre. Le développement des technologies satellitaires, pour la météo, les
télécoms, l’observation de la Terre ou de l’Univers, s’est déroulé de manière
parallèle et indépendante des vols habités. Même les lanceurs, aux Etats-Unis,
diffèrent selon qu’il s’agit de propulser une capsule et ses habitants ou un
satellite. La seule fois où l’on a conçu un engin cumulant les deux fonctions,
cela a débouché sur l’erreur stratégique et tragique de la navette spatiale.
Bien sûr, personne ne sait ce qui se serait passé si l’on ne s’était pas lancé
avec autant de fougue dans les vols habités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Chinois ont lancé leur taïkonaute, les Indiens parlent de vols habités,
la Nasa prépare le retour sur la Lune. C’est toujours la nouvelle
frontière ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mythe de la nouvelle frontière, spécifiquement américain, est un leurre.
Si quelques planètes se prêtent difficilement à une exploration humaine, rien
ne permet de penser qu’elles pourraient être colonisées. Pensons que sur Terre
l’Antarctique - difficile d’accès, mais pas autant que Mars ! - n’est pas
colonisé. On y trouve des stations scientifiques, mais vous n’y trouverez ni
cimetière ni maternité. A échéance prévisible, la colonisation de l’espace -
même de l’astre le plus proche, la Lune - n’est pas envisageable. Quant à
l’espace circumterrestre, on peut y entretenir une présence permanente au prix
d’une noria de fusées y apportant continûment les moyens d’y vivre… mais pour y
faire quoi ? La très coûteuse station internationale - 100 milliards de
dollars à achèvement pour la partie américaine - montre qu’il s’agit d’une
perversion de l’idée d’exploration de l’espace, une impasse. Pourquoi s’y
est-on engagé ? Uniquement parce que les Russes disposaient d’une telle
station permanente (Mir), alors que les Américains n’envoyaient
qu’épisodiquement leurs astronautes dans l’espace. Ronald Reagan a voulu
contrer ce «scandale» par un projet similaire, baptisé Freedom. Puis la chute
de l’Union soviétique a débouché sur un projet de coopération… Mais pourquoi
conserver ce choix technique, stratégique en terme de consommation de
ressources, s’il ne débouche sur rien ? Il est à craindre que cela ne soit
dû qu’à l’inertie des grands projets techniques. Ce truc en orbite sur lequel
on ne fait pas grand-chose au plan scientifique est tout de même une idée
stupéfiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette logique politique dirige toujours les projets de vols habités. Est-ce
qu’elle ne les pervertit pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle détermine la nature des coopérations. La volonté d’affirmation
politique a conduit les Américains à refuser toute coopération avec les
Européens qui se traduirait par une dépendance technique sur un élément
indispensable. Le seul exemple contraire est celui de l’ATV, le cargo
automatique européen destiné à ravitailler la station spatiale et dont le
premier lancement est prévu en 2008… Mais la dépendance existait déjà à l’égard
du cargo russe Progress. Cela se poursuit avec le programme de retour sur la
Lune de la Nasa, toujours conçu comme un moyen d’affirmation du leadership
politique des Etats-Unis, pour lequel les Américains n’envisagent pas de
partager des éléments critiques avec d’éventuels partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’usage des technologies spatiales comme moyen d’affirmation politique ne
participe-t-il pas à cacher au public son véritable rôle dans l’économie
mondiale, la vie quotidienne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est vrai, mais est-ce un problème ? Si l’existence et le niveau des
programmes de vols habités dépendent d’une relation - saine ou pas - avec
l’opinion publique, l’espace «utile» n’en dépend pas. Il résulte de son
imbrication, de son articulation avec le reste du système technique et
socio-économique terrestre dont il n’est qu’une extension dans l’espace.Les
satellites, civils ou militaires, n’existent pas pour eux-mêmes, mais comme
éléments de systèmes de télécommunications (télévision, téléphone, Internet),
de prévision météo, de surveillance de l’environnement, d’étude de l’Univers,
de géolocalisation… dont la permanence semble assurée quelle qu’en soit la
perception par l’opinion publique. La pérennité de ces activités spatiales
utiles ne dépend donc pas des vols habités. Les seconds peuvent disparaître
sans tuer les premières. Plus ennuyeux est que l’importance de cet enjeu
terrien soit mal perçu par des cercles politiques où le mythe de la nouvelle
frontière et la fascination pour la symbolique des vols habités submergent
l’argumentation rationnelle sur l’allocation des ressources. Lorsqu’un
président de la République ou un ministre vous dit : «Les autres le font,
pourquoi ne le ferions-nous pas», que répondre ? C’est l’argument des
moutons de Panurge. On en a vu l’effet lors de la conférence ministérielle de
l’Agence spatiale européenne à Toulouse, en 1995, où fut décidé un effort
français en faveur de la station spatiale nettement plus élevé que ce que
préconisait le Cnes. Cela s’est terminé par la crise financière de l’agence
quelques années plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne faut-il pas y voir aussi l’effet du lobby industriel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l’industrie joue un rôle. Pour elle, un programme de vols habités,
c’est du gâteau : des fonds publics garantis et l’absence de concurrence.
Cette dimension éclaire certains discours d’industriels dont la dimension un
peu romantique sur le rêve de l’homme à la conquête de l’Espace sert de
paravent à des objectifs plus terre à terre, et d’ailleurs parfaitement
légitimes, pour leurs entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Physicien, André Lebeau, né en 1932, a occupé la chaire de technologies
spatiales au Conservatoire national des arts et métiers. Dès 1965, il était
directeur des programmes au Cnes, l’Agence spatiale française. Il a été
directeur général de l’Agence spatiale européenne et président du Cnes en
1995-1996. Son départ résulta d’un désaccord avec le président Jacques Chirac
et le Premier ministre Alain Juppé, qui contre son avis exigèrent un fort
engagement du Cnes dans la Station spatiale internationale. Son dernier
ouvrage : l’Engrenage de la technique, essai sur une menace planétaire
(Gallimard, 2005).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Run away the ray-gun is coming : We test US army's new secret weapon</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/09/27/Run-away-the-ray-gun-is-coming-%3A-We-test-US-armys-new-secret-weapon</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f21e5636b5231e5d6fdf9c98e8a1b318</guid>
    <pubDate>Thu, 27 Sep 2007 10:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>DIRECT ENERGY</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.e-ngo.org/public/./.zappedDM1809_468x762_m.jpg&quot; alt=&quot;Silent Guardian&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;reblog from &lt;a href=&quot;http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/technology/technology.html?in_article_id=482560&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Daily Mail&lt;/a&gt; 18 sept 2007 by Michael Hanlon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Where do I put my finger? There ... OK? Nothing's happening ... is it
on?&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Yes, it's on. Move your finger a bit closer.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Er ... ow! OW!&amp;quot; Not good. I try again. &amp;quot;OWWW!&amp;quot; I pull my hand away
sharpish. My finger is throbbing, but seems undamaged.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I was told people can take it for a second, maximum. No way, not for a wimp
like me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I try it again. It is a bit like touching a red-hot wire, but there is no
heat, only the sensation of heat. There is no burn mark or blister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Its makers claim this infernal machine is the modern face of warfare. It has
a nice, friendly sounding name, Silent Guardian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I am told not to call it a ray-gun, though that is precisely what it is (the
term &amp;quot;pain gun&amp;quot; is maybe better, but I suppose they would like that even
less).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And, to be fair, the machine is not designed to vaporise, shred, atomise,
dismember or otherwise cause permanent harm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But it is a horrible device nonetheless, and you are forced to wonder what
the world has come to when human ingenuity is pressed into service to make a
thing like this.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Silent Guardian is making waves in defence circles. Built by the U.S. firm
Raytheon, it is part of its &amp;quot;Directed Energy Solutions&amp;quot; programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What it amounts to is a way of making people run away, very fast, without
killing or even permanently harming them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That is what the company says, anyway. The reality may turn out to be more
horrific.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I tested a table-top demonstration model, but here's how it works in the
field.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A square transmitter as big as a plasma TV screen is mounted on the back of
a Jeep.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When turned on, it emits an invisible, focused beam of radiation - similar
to the microwaves in a domestic cooker - that are tuned to a precise frequency
to stimulate human nerve endings.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It can throw a wave of agony nearly half a mile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Because the beam penetrates skin only to a depth of 1/64th of an inch, it
cannot, says Raytheon, cause visible, permanent injury.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But anyone in the beam's path will feel, over their entire body, the
agonising sensation I've just felt on my fingertip. The prospect doesn't bear
thinking about.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;I have been in front of the full-sized system and, believe me, you just
run. You don't have time to think about it - you just run,&amp;quot; says George Svitak,
a Raytheon executive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Silent Guardian is supposed to be the 21st century equivalent of tear gas or
water cannon - a way of getting crowds to disperse quickly and with minimum
harm. Its potential is obvious.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;In Iraq, there was a situation when combatants had taken media as human
shields. The battalion commander told me there was no way of separating
combatants from non-combatants without lethal force,&amp;quot; Mr Svitak tells me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He says this weapon would have made it possible because everyone, friend or
foe, would have run from it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In tests, even the most hardened Marines flee after a few seconds of
exposure. It just isn't possible to tough it out.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This machine has the ability to inflict limitless, unbearable pain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What makes it OK, says Raytheon, is that the pain stops as soon as you are
out of the beam or the machine is turned off.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But my right finger was tingling hours later - was that psychosomatic?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;So what is the problem? All right, it hurts, but then so do tear gas and
water cannon and they have been used by the world's police and military for
decades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Am I being squeamish?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One thing is certain: not just the Silent Guardian, but weapons such as the
Taser, the electric stun-gun, are being rolled out by Britain's police forces
as the new way of controlling people by using pain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And, as the Raytheon chaps all insist, you always have the option to get out
of the way (just as you have the option to comply with the police officer's
demands and not get Tasered).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But there is a problem: mission creep. This is the Americanism which
describes what happens when, over time, powers or techniques are used to ends
not stated or even imagined when they were devised.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With the Taser, the rules in place in Britain say it must be used only as an
alternative to the gun. But what happens in ten or 20 years if a new government
chooses to amend these rules?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is so easy to see the Taser being used routinely to control dissent and
pacify - as, indeed, already happens in the U.S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And the Silent Guardian? Raytheon's Mac Jeffery says it is being looked at
only by the &amp;quot;North American military and its allies&amp;quot; and is not being sold to
countries with questionable human rights records.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An MoD spokesman said Britain is not planning to buy this weapon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In fact, it is easy to see the raygun being used not as an alternative to
lethal force (when I can see that it is quite justified), but as an extra
weapon in the battle against dissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Because it is, in essence, a simple machine, it is easy to see similar
devices being pressed into service in places with extremely dubious
reputations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There are more questions: in tests, volunteers have been asked to remove
spectacles and contact lenses before being microwaved. Does this imply these
rays are not as harmless as Raytheon insists?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What happens when someone with a weak heart is zapped?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And, perhaps most worryingly, what if deployment of Silent Guardian causes
mass panic, leaving some people unable to flee in the melee? Will they just be
stuck there roasting?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raytheon insists the system is set up to limit exposure, but presumably
these safeguards can be over-ridden.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Silent Guardian and the Taser are just the first in a new wave of
&amp;quot;non-lethal&amp;quot; weaponry being developed, mostly in the U.S.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These include not only microwave ray-guns, but the terrifying Pulsed Energy
Projectile weapon. This uses a powerful laser which, when it hits someone up to
11/2 miles away, produces a &amp;quot;plasma&amp;quot; - a bubble of superhot gas - on the
skin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A report in New Scientist claimed the focus of research was to heighten the
pain caused by this semi-classified weapon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And a document released under the U.S. Freedom of Information Act talks of
&amp;quot;optimal pulse parameters to evoke peak nociceptor activation&amp;quot; - i.e. cause the
maximum agony possible, leaving no permanent damage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perhaps the most alarming prospect is that such machines would make
efficient torture instruments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;They are quick, clean, cheap, easy to use and, most importantly, leave no
marks. What would happen if they fell into the hands of unscrupulous nations
where torture is not unknown?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The agony the Raytheon gun inflicts is probably equal to anything in a
torture chamber - these waves are tuned to a frequency exactly designed to
stimulate the pain nerves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I couldn't hold my finger next to the device for more than a fraction of a
second. I could make the pain stop, but what if my finger had been strapped to
the machine?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr John Wood, a biologist at UCL and an expert in the way the brain
perceives pain, is horrified by the new pain weapons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;They are so obviously useful as torture instruments,&amp;quot; he says.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;It is ethically dubious to say they are useful for crowd control when they
will obviously be used by unscrupulous people for torture.&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We use the word &amp;quot;medieval&amp;quot; as shorthand for brutality. The truth is that new
technology makes racks look benign.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Salmonella more virulent in space, study suggests</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/09/27/Salmonella-more-virulent-in-space-study-suggests</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a14718a37be3c987ded322a197e3db70</guid>
    <pubDate>Thu, 27 Sep 2007 10:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>PLANETARY PROTECTION</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Reblog from &lt;a href=&quot;http://www.strangeattractor.co.uk/further/?p=664&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Strange Attractor&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Food poisoning bacteria become super-virulent in space, according to a study
of salmonella that spent 12 days orbiting the Earth on the space shuttle
Atlantis. &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/science/2007/sep/25/spaceexploration.infectiousdiseases&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;The Guardian, 25 Sept 07&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The research raises fears that diseases boosted by low gravity could pose
unexpected medical problems on future long-haul space journeys or for
astronauts on a proposed future moon base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is the first study to examine the effect of space flight on the virulence
of a pathogen. “Given the proposed increase in both duration and distance from
Earth for future manned space flight missions - including lunar colonisation
and a mission to Mars - the risk for in-flight infectious diseases will be
increased,” said Cheryl Nickerson at Arizona State University.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Her team sent vials of salmonella bacteria into orbit on Atlantis’s 12-day
mission in September last year. They kept bacteria from the same strain in
conditions as close to the space shuttle as possible on Earth. When they fed
the samples to different groups of mice they found that the bacteria that had
been in space were nearly three times as likely to kill the animals.“Since
spaceflight involves a number of environmental changes we do not know the exact
part of spaceflight that caused the change in virulence or other phenotypes we
observed in our experiment,” said Professor Nickerson, “However, our collective
data strongly suggests it is the low fluid shear growth environment, where
turbulence and fluid action is minimal, that plays a major role in the response
of salmonella to spaceflight.”&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The team also compared the pattern of gene expression in the space bacteria
and those that had stayed on the ground. They found that the expression level
in 167 different genes had been altered, they report in the Proceedings of the
National Academy of Sciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;“This experiment is a ‘first of its kind’ in spaceflight biological study.
It is the first study to examine the effect of spaceflight on the virulence of
a pathogen, and the first to obtain the entire gene expression response of a
bacterium to spaceflight,” said Prof Nickerson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Although the team cannot be sure that the same increase in virulence occurs
in other pathogens, the results will concern those planning future missions in
which astronauts spend extended periods in space.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;President Bush has committed the US to returning astronauts to the moon by
2020 and setting up a permanent moon base. This would require much more time in
zero gravity and low gravity conditions which would mean more opportunities for
astronauts to fall ill.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Two weeks ago a government advisory committee said the UK should reconsider
its ban on human space flight and begin a crewed space programme. The
committee, convened by the British National Space Centre, said there would be
huge scientific, cultural and economic benefits to sending humans into space.
Building up an astronaut corps from scratch would cost £50m to £75m over five
years.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Eventuelles frappes contre l'Iran : les Etats-Unis mettent au point une bombe de 14 tonnes</title>
    <link>http://blog.e-ngo.org/post/2007/09/27/Eventuelles-frappes-contre-lIran-%3A-les-Etats-Unis-mettent-au-point-une-bombe-de-14-tonnes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:73e5f5c39ae37e02653a6582ef8c5367</guid>
    <pubDate>Thu, 27 Sep 2007 09:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>ellipse</dc:creator>
        <category>DEFENSE</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;reblog de &lt;a href=&quot;http://www.intelink.info/actualites/geostrategie/20709142242_eventuelles_frappes_contre_l_iran_les_etats_unis_mettent_au_point_une_bombe_de_14_tonnes&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Intelink&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis détiennent une bombe de grande puissance de 14 tonnes capable
d'atteindre des objectifs profondément enfouis sous la terre, qui pourrait être
utilisée lors des frappes contre les sites nucléaires iraniens, ses
caractéristiques dépassant celles d'une bombe à implosion récemment testée en
Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Nous possédons une nouvelle bombe super-lourde à grande pénétration de
30.000 livres (14 tonnes), qui peut réellement s'infiltrer n'importe où&amp;quot;, a
déclaré mercredi à la chaîne &amp;quot;Fox&amp;quot; le président du Conseil d'experts du comité
non-gouvernemental de politique à l'égard de l'Iran (Iran Policy Commitee),
l'ancien 